Un autre spectacle dans le spectacle. Le VAR (arbitrage vidéo) est utilisé pour la première fois lors d’une phase finale de Coupe d’Afrique des nations… à partir des quarts de finale. Une aide pour les referees qui ne les a pas pour autant épargnés des foudres, critiques et même des sanctions ces derniers temps. Surtout en Afrique.
Les deux dernières finales de la Ligue des Champions CAF sont la parfaite illustration de l’apport mitigé de cette assistance. En effet, l’arbitre algérien, Mehdi Abid Charef, a été suspendu à cause d’une mauvaise utilisation de cette technologie en marge de la finale 2018 de C1 Al-Ahly – Espérance Tunis. Problème : la chambre qui assure le « replay », emmenée par le Gambien Bakary Gassama, n’a pas montré la séquence en entière pour l’officier principal de la rencontre. Conséquence : Abid Charef n’a pas pris la décision adéquate. Cette année, le VAR a, encore une fois, volé la vedette dans la LDC. Lors de l’explication ultime entre le Wydad Casablanca et l’Espérance de Tunis, le maître du sifflet, Gehad Grisha, a vu la CAF le contraindre à six mois d’arrêt en raison d’une «performance faible». C’était parce que l’Egyptien avait, après avoir revisionné l’action sur l’écran au bord du terrain, annulé un but d’Ayoub el Amloud. Argument : une faute de main d’Ismail Haddad. «Sur cette décision aberrante, il n’y a aucun critère pour annuler ce but», avait argué la fédération marocaine, estimant que «le ballon ne touche pas directement la main ou le bras». Vive contestation. Pas avant les quarts, la demi-mesure Pour ne rien arranger, le VAR a, tout simplement, été défaillant lors de la seconde manche à Tunis. Un problème de logistique qui a causé l’arrêt total de cette rencontre. S’en est suivie une vaste polémique sachant que Bakary Gassama (tiens ! tiens !) avait sifflé la fin de la partie déclarant les Espérantistes vainqueurs. Une décision que l’instance confédérale a fini par annuler, le 5 juin écoulé après une réunion d’urgence, en décidant de faire rejouer la seconde manche sur terrain neutre après la CAN 2019. L’expérimentation du VAR lors du tournoi biennal ne présente donc pas de véritables certitudes. D’ailleurs, la CAF n’a pas voulu en abuser puisqu’elle n’y a pas recouru avant les quarts de finale. En tout cas, lors du premier écrémage, il n’y a pas eu de gros litiges ou des décisions ayant lésé certains plus que d’autres. Même s’il est plus facile de siffler un penalty contre une « grande » équipe qu’une autre au CV relativement « faible ». En foot, c’est un symptôme avéré et comportement courant. On y a pas eu droit. Fort heureusement. M. T.