Une autre étape et un autre test dans la Coupe d’Afrique des nations 2019 (21 juin – 19 juillet) pour l’Algérie. Après la Guinée en huitièmes de finale, l’équipe nationale devra s’expliquer avec la Côte d’Ivoire pour une place en demies. Un duel, aux allures d’une finale avant la lettre, prévu aujourd’hui (17h00) au stade Suez.

Avant la désillusion de Malabo (Guinée équatoriale) lors de la CAN 2015 et l’élimination face aux Ivoiriens, les « Fennecs » avaient réussi un match héroïque à Cabinda (Angola) en 2010 pour sortir la grosse équipe de Drogba et consorts en quarts de finale de l’épreuve continentale. C’est sur ce beau souvenir que les Algériens aimeraient voir l’EN bâtir une nouvelle notoriété africaine. Celle d’une équipe qui a tous les ingrédients nécessaires pour décrocher la deuxième étoile. Et ce n’est pas juste une impression puisque c’est l’avis de nombreux consultants.
Toutefois, le sélectionneur Djamel Belmadi n’aime pas trop se rappeler du passé, se fier aux statistiques ou les analyser. Le driver Dz sait que le football se conjugue au présent. Et il n’a jamais cessé de le rappeler. Au risque de se répéter : « La Côte d’Ivoire est connue dans le continent africain pour être une équipe difficile, solide et avec beaucoup d’expérience renfermant des joueurs qui évoluent dans de grands championnats. Je ne connais pas les statistiques concernant les différentes confrontations entre l’Algérie et la Côte d’Ivoire, mais comme on l’a toujours fait jusqu’à présent, on ne se basera pas sur les statistiques mais plutôt sur la forme du moment. Donc, on va bien préparer ce match et on espère passer in cha Allah pour les demi-finales », a-t-il indiqué et souhaité.
Duel prolifique
Mais les chiffres restent indissociables du football. Et pour ce qui est de l’historique des antécédents, les adversaires du jour ont l’avantage dans les matchs officiels. En 15 rencontres, ils ont dominé « El-Khadra » à 7 reprises et enregistré 4 nuls et autant de défaites pour 22 buts marqués et 17 concédés. Fait remarquable, une seule des explications seulement s’est soldée par un score nul et vierge. Dans les autres, le public a toujours exulté. Rien que lors des trois derniers affrontements, dont deux en quarts de l’épreuve biennale, les filets ont tremblé à 13 reprises. Soit une moyenne d’un peu plus de 4 buts/match. Prolifique!
On ne sait pas si cette empoignade à enjeu confirmera la tendance mais on sait que les deux prétendants du jour ont des atouts offensifs. On citera les Zaha (auteur du but de la victoire en huitièmes), Pepé (2e meilleur buteur de Ligue 1 française), Gradel, Bounedjah et Mahrez outre Belaïli. Il y a d’autres joueurs qui peuvent sortir du banc et faire la différence comme les Bony, Delort, Ounas et Slimani.

La fulgurance face à la constance
Si chez les Eléphants, il y a des noms ronflants, leur rendement depuis le début de la compétition n’a pas vraiment été rassurant. Lors du tour précédent, ils avaient même souffert face à un Mali qui s’était créé bon nombre d’occasions. Sans pouvoir les transformer pour autant. C’est alors que Zaha, l’un des meilleurs dribbleurs en Premier League (Angleterre) passé notamment par Manchester United, qui les a surpris sur un contre pour faire le hold-up arracher le ticket de la qualification.
Dans l’ensemble, sur le papier, la Côte d’Ivoire a de quoi se targuer. Après, collectivement, on n’a pas senti la constance et l’assurance lors des quatre défuntes rencontres. Excepté le carton contre une faible Namibie (4/1) pour le 3e et dernier match de la phase de poules, Serge Aurier & cie, ont difficilement battu l’Afrique du Sud (1/0) et concédé un revers face au Maroc (0/1), leader du groupe. Dans le jeu, ça a souvent été brouillon. Cependant, ils peuvent être très fulgurants. Un rendement à l’opposé de celui du « Club Algérie » qui a été plus fluide et harmonieux sur le plan collectif. Cela s’est traduit dans une parfaite copie de 4 succès en autant de sorties pour 0 but concédé et 9 d’inscrits. Sur ce tournoi, l’avantage est pour l’Algérie. Mais rien n’est écrit.