Comme à chacune de ses sorties, Ahmed Gaïd Salah est revenu sur la lutte que mène la justice contre la corruption. Un défi qui n’est « pas moins périlleux » que le colonialisme et le terrorisme, a-t-il estimé. « J’ai dit, ce peuple qui a triomphé du colonialisme et vaincu le terrorisme, se trouve aujourd’hui face à un autre défi qui n’est pas moins périlleux que ses précédents, c’est la corruption sous toutes ses formes et il est certain que la démarche de l’Armée nationale populaire, dans ce sens, est un effort sans égal, basé sur l’éradication totale de tous les fiefs du colonialisme dans notre pays », a déclaré le chef d’état-major. Qualifiant la corruption d’une « autre forme de colonialisme », car « elle infeste les esprits et les pensées », Gaïd Salah affirme que « la bande (…) possède encore des inféodés et des mandataires dans la société et elle œuvre encore de façon encore plus claire à infiltrer les rangs des marches populaires et impacter la nature des revendications populaires légitimes, voire tenter d’orienter ces revendications ». D’où son appel à la « vigilance » et son engagement au nom de l’Armée à poursuivre
« l’assainissement du pays de ce dangereux fléau ». Une mission qu’elle entreprend « en compagnie de la justice ». H. M.