Acquis à coup de centaines de millions de centimes depuis 2011, le bibliobus a visiblement élu domicile sur le parking du siège de la direction de la culture pour finir ces jours-ci, peut-être, dans la rouille. Alors que sa vocation première est de sillonner les contrées reculées ne disposant pas de bibliothèques classiques communales, pour permettre aux jeunes et moins jeunes de ces régions, souvent en proie au chômage, l’accès à la lecture à titre gracieux. « Non, le bibliobus n’est pas tout à fait cloué au sol. Mais nous le gérons suivant un programme tracé qui consiste à l’implanter chaque semaine, mardi notamment, quand les élèves n’ont pas cours l’après-midi, dans l’une de ces régions éloignées. L’intention est bonne sauf que, d’après ce que nous avons constaté, elle n’intéresse pas grand monde. Et parmi les rares lecteurs, il y a ceux qui veulent emprunter des livres pour une semaine ou plus pour pouvoir les lire chez eux. Ce qui n’est pas évident, selon un responsable de la direction de la culture, qui poursuit : « Toutefois, nous allons essayer pendant cet été de déplacer le bibliobus, avec ses quelque 450 titres traitant de différents domaines de la culture et du savoir, à l’esplanade de la Citadelle et le laisser à la disposition des badauds qui prennent d’assaut les lieux et ce, entre 17H et 23H. Mais dès la rentrée prochaine, nous le confierons à la bibliothèque principale, sur la route d’El Annasser, pour inclure sa gestion dans le programme de la bibliothèque. D’ici là, nous tentons de minimiser le coût onéreux de l’entretien de l’engin immobilisé », conclut notre interlocuteur.M. A.