Le favori est juste un statut et une appellation. « Une littérature », comme Djamel Belmadi, sélectionneur national, l’a qualifié après avoir battu la Guinée en huitièmes de la Coupe d’Afrique des nations. Le fil est mince entre la qualification et l’élimination. Surtout quand il s’agit de la phase de mort subite. Tout le monde peut faire un bide. Et face à n’importe qui. Les résultats enregistrés entre équipes du «top 16» viennent prouver que rien n’est décidé au préalable ni acquis.
Avant même les quarts de finale, de gros morceaux du continent ont déjà quitté la messe biennale. Le Cameroun, tenant du titre, et l’Egypte, vice-championne d’Afrique, ont vu leur aventure tourner court dès l’entame du second tour. Le Nigéria a apprivoisé des supposés « Indomptables Lions » alors que la surprenante Afrique du  Sud a détrôné les Pharaons. Et ce n’était pas tout puisque le Maroc, grandissime favori, a connu un accroc. C’était d’autres Lions, de l’Atlas cette fois, qui étaient sans crocs. Nombreux spécialistes ont cru que les Marocains étaient incisifs. C’était avant que le Bénin ne les éjecte de la course en définitive.
Parmi les sortants, il y a avait aussi le Ghana qui s’est heurté aux Aigles de Carthage. Face aux « Black Stars », la Tunisie s’est dressée tel un barrage. Bien qu’elle faisait partie des quatre survivants concernés par le repêchage. Pour les Ghanéens, le sursis s’est avéré un insoluble souci et l’épreuve a tourné au roussi. La conséquence est désastreuse pour les coéquipiers de Gyan Asamoah qui n’iront pas plus loin dans cette « copa ». Pourtant, il s’agit d’une sélection qui a figuré dans le carré d’as lors des huit précédentes éditions. Cette déroute est une véritable désillusion. Comme celle vécu’ par le Mali éjecté par la Côte d’Ivoire, prochain adversaire de l’Algérie.
Somme toute, on peut dire qu’il y a eu de la casse et qu’on pourrait avoir un inédit carré d’as. Peut-être qu’une révélation comme Madagascar, qui a déjà marqué les esprits, viendra s’y engouffrer apportant la magie de l’île et son air frais. Après tout, il y a le pronostic avant le match puis le terrain et son verdict. Et c’est ce dernier qui est véridique.
M. T.