« Halte aux poursuites judiciaires !», « Libérez les détenus ! », «Non à la criminalisation des opinions !», « Non aux jugements sans base juridique ! », « Non à la politisation de la justice ! », sont les principaux slogans lancés lors du rassemblement et de la marche organisés, hier, à Tizi Ouzou pour réclamer la libération des manifestants arrêtés pour port du drapeau amazigh et de tous les détenus d’opinion. Répondant à l’appel lancé, il y a deux jours, par le groupe RCD à l’APW, plusieurs élus, issus du FFS, du RCD et même du FLN et du RND, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile (avocats, journalistes, ligue des droits de l’Homme, syndicats autonomes) et de nombreux citoyens, dont des parents et amis des manifestants incarcérés, ont pris part au sit-in, à l’intérieur du siège de la wilaya, et à la marche, qui s’est terminée devant le siège du Tribunal de la ville. Les manifestants, qui ont exigé la libération immédiate et sans condition des manifestants arrêtés et de tous les détenus d’opinion, ont dénoncé la répression et l’instrumentalisation de la justice. Les marcheurs ont repris les slogans du mouvement du 22 février, « Halte à la répression !», « Libérez la justice !». «La hiwar, la chiwar, transition obligatoire ! », «Pour un Etat civil et non militaire !», «Y’en a marre des généraux !», «Chaâb yourid yetnahaw gaâ ! », ont scandé les marcheurs qui ont, ainsi, exprimé leur volonté de rester mobilisés pour l’instauration d’un véritable changement politique, d’un Etat de droit et d’une nouvelle République. Des revendications reprises par les orateurs, notamment, le représentant des avocats, des journalistes, une parlementaire et le P/APW. « Quand l’oppression devient la règle, la résistance est plus qu’un devoir », dira en substance Youcef Aouchiche (P/APW), qui a exprimé sa solidarité avec les jeunes manifestants incarcérés ainsi que les détenus d’opinion, à l’instar du commandant Lakhdar Bouregaâ. Il a appelé les citoyens à rester mobilisés jusqu’à la libération de toutes les personnes détenues pour avoir exprimé leurs opinons et l’aboutissement des revendications de la révolution populaire.