L’Ambassade du Japon en Algérie organise, du 11 juillet au 5 août à la galerie Baya du Palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger, l’exposition de gravures japonaises intitulée «Photographic Images & Matter : Japanese prints of the 1970’s» (Images & Matières photographiques : Gravures japonaises des années 1970). Le vernissage de cette exposition, divisée en deux parties («L’âge des images photographiques» et «Images de la matière autonome»), est prévu le jeudi 11 juillet à 17h. «Cette exposition [produite en 2015] se concentre sur les expressions imprimées des années 1970, illustrées par le travail de 14 artistes qui ont contribué à développer un mouvement d’impression dans le monde de l’art contemporain japonais», peut-on lire sur le communiqué de presse de l’ambassade du Japon. La première partie de l’exposition, intitulée «L’âge des images photographiques» porte sur «l’utilisation d’images photographiques dans le support d’impression» et présentera les œuvres de Tetsuya Noda, Kosuke Kimura, Akira Matsumoto, Satoru Saito, Hideki Kimura et Sakumi Hagiwara. La deuxième partie, intitulée «Images de la matière autonome» se concentre sur «les œuvres façonnées par les intentions de la matière», et présentera les travaux de Jiro Takamatsu, Katsuro Yoshida, Koji Enokura, Shoichi Ida, Tatsuo Kawaguchi, Lee Ufan, Mitsuo Kano, et Arinori Ichihara. Par ailleurs, le communiqué de l’ambassade du Japon sur la genèse des gravures japonaises, en indiquant qu’«en 1957, le gouvernement japonais a inauguré à Tokyo l’Exposition Biennale Internationale de gravures, caractéristique de sa politique culturelle de l’après-guerre. Récipiendaire du Grand prix international lors de la sixième édition de la biennale en 1968, Tetsuya Noda transforme les portraits photographiques de sa famille en impressions. Ses œuvres sont significatives en ce qu’elles illustrent les énormes changements en cours dans les estampes au niveau international, confirment qu’il existe des parallèles entre les tendances de l’estampe contemporaine et de l’art contemporain et suggèrent des développements futurs dans l’art contemporain». Dans les années 1970, le nombre d’œuvres japonaises adoptant la méthode de conversion des photographies en impression de Noda a «rapidement augmenté» et a coïncidé avec «la montée en puissance d’œuvres accordant une importance particulière aux matériaux utilisés dans la gravure (blocs d’impression, papier, encre, etc.), ce qui a été estimé comme une nouvelle tendance de support» ; l’image s’étant transformée, devenue un matériau à cette époque. «Tout en présentant d’importantes tendances dans les estampes au cours des années 1970, cette exposition se concentre sur les tendances inspirées par l’imprimé dans l’art contemporain de la même période», souligne-t-on.
R. C.