Le déficit commercial de l’Algérie poursuit sa baisse, entamée depuis le début de l’année 2019. Entre les mois de janvier et mai, il s’est établi à 1,87 milliard de dollars contre 2,60 milliards de dollars (mds usd) au cours de la même période en 2018, selon
la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).

Cette baisse a eu lieu alors que les exportations du pays ont connu un léger recul durant cette période, s’établissant à près de 16,73 mds (-1,86%), souligne la DEPD. Mais c’est visiblement à la réduction des importations que le déficit commercial doit sa tendance baissière enregistrée les 5 premiers mois de l’année en cours. L’Algérie a, en effet, importé pour 18,60 mds usd durant cette période, contre 19,64 mds usd entre janvier et mai 2018, en baisse de -5,32%. Dépendant quasi-exclusivement des ventes d’hydrocarbures, les exportations algériennes n’ont pu améliorer leur niveau pour les cinq premiers mois de 2019, sachant que les recettes pétrolières se sont légèrement rétractées, à 15,61 mds usd, contre 15,80 mds usd à la même période en 2018, soit un recul de 1,20%. Ce montant représente 93,36% du volume global des exportations effectuées sur la période de référence, alors que les exportations hors hydrocarbures du pays restent toujours marginales, avec, en sus une régression de 10,25%, après avoir totalisé 1,11 md usd contre 1,24 md usd à la même période de l’année dernière. Les exportations hors hydrocarbures sont composées essentiellement des demi-produits avec 817,1 millions usd (contre 961,1 millions usd en 2018) en baisse de 14,98%, des biens alimentaires avec 192,73 millions usd (contre 173,54 millions usd) en hausse de 11,06%, des biens d’équipements industriels avec près de 41,4 millions usd (contre 44,54 millions usd), soit une baisse de 7,12%.
La même liste comprend également des produits bruts pour 44,05 millions usd, contre 43,65 millions (+0,93%) et des biens de consommation non alimentaires, pour 15,78 millions usd, contre 15,22 millions usd, en hausse également de 3,63% par rapport à la même période de comparaison. Côté importations, ce sont cinq groupes de produits qui ont tiré la facture à la baisse. A commencer par le groupe énergie et lubrifiants (carburants) qui a chuté de près de 60%, en s’établissant à 244,8 millions usd, contre 607,5 millions usd. Une baisse qui s’explique par le déploiement des raffineries à travers le pays. Les biens alimentaires ont enregistré une évolution encourageante, avec des importations de l’ordre de 3,54 md usd, contre 3,95 mds usd, en baisse de 10,52%, alors que les biens d’équipements agricoles ont totalisé 210,32 millions usd, contre 241,44 millions usd (-12,9%).
Les deux autres groupes ayant vu leurs factures d’importation se réduire sont les biens de consommation, avec 2,66 mds usd contre 2,76 mds usd, (-3,52%), et les biens d’équipements industriels, qui ont atteint 6,37 mds usd, contre 6,59 mds (-3,36%). Au classement des principaux partenaires de l’Algérie, l’Italie a conservé son rang de premier client de l’Algérie avec 2,68 mds usd (plus de 16% des exportations algériennes globales), suivie de la France avec 2,17 mds usd (13,02%), l’Espagne avec 2 mds usd (12%), les Etats-Unis avec 1,41 md usd (8,41%) et la Turquie avec un 1 md usd. Ces cinq pays ont représenté plus de 55% des exportations algériennes de janvier à mai 2019. Concernant les fournisseurs de l’Algérie, la Chine s’est maintenue à la première place avec 3,50 mds usd (18,8% des importations globales algériennes), suivie de la France avec près de 1,85 md usd (9,94%), de l’Espagne avec 1,41 md usd (7,57%), de l’Allemagne avec 1,37 million usd (7,37%) et l’Italie avec 1,34 md usd (7,21%).