Le groupe d’élus à l’APW du RCD appelle l’ensemble des élus locaux (APC, APW), toutes tendances politiques confondues, avocats, journalistes, tous les acteurs de la société civile et du mouvement associatif, ainsi que la communauté universitaire de Tizi Ouzou à prendre part au sit-in qui se tiendra, demain, à 10 heures, à la cité administrative de la wilaya, suivi d’une marche vers la Cour de justice. « Nous entendons ainsi exprimer notre soutien et solidarité aux détenus d’opinion et à leurs familles», écrivent les initiateurs de cette action de protestation qui exigent « la libération immédiate et inconditionnelle de tous les manifestants dont la jeune militante et élue à l’APW du RCD, Samira Messouci, incarcérés, lors de la marche du 28 juin dernier, et mis sous mandat de dépôt le dimanche 30 juin, pour avoir osé déployer l’emblème de l’identité amazighe, et de tous les détenus d’opinion et l’arrêt des poursuites judiciaires.» Pour les élus du parti de Mohcine Bellabes, qui saluent, au passage,
« le soulèvement depuis plus de quatre mois, des Algériens », « le système compradore, en panne de solutions, ne trouve que la répression comme solution, pour se régénérer et espérer se maintenir au pouvoir. » Ils dénoncent, dans la foulée « la répression qui a caractérisé les marches de ces derniers vendredis et les violences policières sans précédent, alliant l’usage de gaz lacrymogènes et de la matraque, et des multitudes d’arrestations, très souvent sans aucune raison (…) n’épargnant même pas le grand commandant de la wilaya 4 historique, Lakhdar Bourgaâ, qui est lui aussi arrêté et emprisonné depuis le 28 juin, pour ses déclarations et positions politiques. » Pour les initiateurs de l’action de protestation, la violence et la répression ne sont que le signe de « l’impasse historique dans laquelle se trouve le système qui aura atteint, ce mardi 9 juillet, à minuit, sa date de péremption. Il sera alors encore plus isolé et par l’ensemble des Algériens et par la communauté internationale. La fin du mandat du chef de l’Etat sera illégitime, une autre fois. » n