Les enfants du Sud ont été encore une fois victimes d’un laisser-aller grave. Ils demeurent sans aucun doute le dernier souci des autorités. La preuve, des athlètes qui devaient se rendre à Alger pour la participation à un championnat national d’athlétisme sont restés cloués aux sièges de la salle d’attente de l’aéroport de Tam pendant deux jours, sans trouver de places dans l’avion, bien qu’ils dispsaient de billets ouverts. Ils ont donc raté les compétitions pour lesquelles ils ont travaillé très dur durant toute l’année. Ils étaient trois garçons et une fille âgés entre 15 et 18 ans appartenant au Club El Hoggar d’athlétisme, prêts à disputer le titre du championnat national, mais ils n’ont pas pu rejoindre la capitale Alger (Bordj El Kifan) où devait se dérouler le championnat d’Algérie d’athlétisme des benjamins –minimes, les 4 et 5 juillet en cours. Cette équipe des meilleurs sportifs au niveau régional, spécialisés dans les courses de distance mi-longues 1 200 et 2 000 m et la natation, ont obtenu des billets d’avion ouverts mais les organisateurs du départ au niveau de la DJS n’ont pas effectué de réservations alors qu’ils ont été informés de la date du début des compétitions, affirme Moussa Wankila, militant associatif et des droits de l’Homme dans un entretien avec Reporters. Une fois à l’aéroport de Tam, les jeunes athlètes et leur entraîneur ont été surpris de ne pas voir leurs noms sur la liste des passagers programmés. Ils n’ont donc pas pu prendre l’avion faute de places mais surtout faute de réservations, malgré la disponibilité des places. Les responsables de l’aéroport n’ont rien voulu savoir malgré les suppliques et l’intervention de plusieurs parties, nous raconte avec amertume, Moussa Wankila. Après une année de travail et un classement honorable dans le championnat régional, les athlètes ont vu leurs rêves se briser. G. C.