La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine Eddalia Ghania a donné, ce jeudi à partir du centre pour enfants handicapés de Douaouda, dans la wilaya de Tipasa, le coup d’envoi de l’opération vacances pour enfants handicapés et issus de familles démunies, organisées, habituellement, pour les régions des Hauts-Plateaux et du Sud et élargie cette année à tous.

La ministre a tenu à souligner que l’opération a été élargie aux enfants des familles démunies des régions côtières pour leur offrir la possibilité de partir en vacances, mais, aussi et surtout, de rencontrer et de côtoyer d’autres jeunes en plus d’aller à la découverte du vaste territoire national. Des instructions, selon elle, ont été données pour assurer un bon encadrement, dont le personnel a été formé pour cela, à ces enfants dont 20% souffrent de divers handicaps et pris en charge dans les centres du secteur de la solidarité, ont été sélectionnés cette année pour aller en vacances au bord de la mer. Le ministère de l’action sociale a prévu, pour cet été, d’envoyer en vacances 9 600 enfants qui viendront de 34 wilayas et 4 400 enfants des wilayas côtières dans le cadre de l’opération de solidarité pour cet été 2019 au bénéfice des enfants handicapés et d’autres issus de familles démunies qui ne disposent pas d’un budget vacances. L’opération en question consiste en des colonies de vacances pour personnes aux besoins spécifiques, qui seront organisées en trois sessions et dont le coup d’envoi de la première a été donné ce jeudi de Tipasa. Le budget débloqué pour cette opération est destiné à leur prise en charge en matière de transport, d’hébergement, d’assurance, de protection sanitaire, en plus de l’octroi à chacun d’un trousseau composé de divers objets, comme des vêtements d’été, des maillots de bains et d’autres accessoires propres à la saison estivale. Durant la saison estivale de l’été dernier, il faut rappeler que 5 résidences de solidarité ont été organisées au profit de 3 366 enfants démunis, handicapés et victimes de la tragédie nationale venus, en particulier, des wilayas de l’intérieur et du Sud marquées par la canicule en cette période de l’année. Ces enfants étaient répartis dans les centres de Douaouda, Cherchell,
Messelmoune et Gouraya. Après la prise en charge de quelque 250 enfants démunis de la wilaya de Illizi durant le mois de juillet, dont beaucoup ont vu la mer pour la première fois de leur vie, la 2e session a regroupé, jusqu’au mois d’août, 250 autres enfants dont des démunis, des orphelins et des victimes de la tragédie nationale. La résidence Ibtissama (le sourire), mise à leur disposition, était encadrée par une équipe pédagogique de 29 universitaires dont 19 femmes et une psychologue. Selon ces gestionnaires du centre, la résidence n’a eu aucun problème ni avec les enfants ni avec les encadreurs qui ont passé un agéable séjour avant de regagner leurs wilayas respectives. Ces colonies de vacances sont organisées autour d’un programme de détente, couronné de leçons sur la citoyenneté (chants nationaux, l’hymne national.) et d’éducation environnementale sans oublier le volet découverte des richesses de la région où ils séjournent.
La vidéo appelant à des dons pour la pouponnière El Amel de Palm Beach de l’AAEFAB a surpris
La vidéo, qui circule, actuellement, sur le net (de l’association Yed Fel Yed) appelant à des dons et du volontariat au profit de la pouponnière El Amel de Palm Beach (Staoueli) pour sa réfection, son équipement et autres, a surpris plus d’un ami de l’Association algérienne enfance et familles d’accueil bénévoles (AAEFAB). Ces derniers ne sont pas sans ignorer que la pouponnière a été fermée, suite à une décision de l’ex-ministre de la Solidarité, qui aurait constaté des irrégularités et dont le compte bancaire avait été bloqué par la Cnas pour non-paiement des cotisations salariales sans compter que le bureau actuel de l’association est illégal, car non élu. Les membres de l’association « mains dans la main », connue pour sa présence sur le terrain pour organiser des actions de volontariat, devraient s’informer sur la situation de la pouponnière et celle du bureau actuel de l’AAEFAB qui est illégal, avant de se lancer dans l’aventure de récolter des dons. Le bureau de l’AAEFAB, élu en 2015, en présence d’un huissier suite à une assemblée générale, qui s’est tenue dans la pouponnière de Palm Beach, avec à sa tête Yasmine Boukadoum, a dû jeter l’éponge en raison des problèmes avec l’ancien bureau, qui ne voulait pas lâcher le morceau, et le retard mis par le ministère de l’Intérieur à leur accorder l’agrément. Depuis, l’association est dirigée par un groupe autoproclamé, qui n’a aucune légalité, mais reçoit toujours les dons des bienfaiteurs. Selon des indiscrétions, on apprendra que des donateurs auraient été invités à donner, plutôt de l’argent, que des dons en nature. Les amis de l’AAEFAB ne comprennent pas l’absence de réaction du ministère de tutelle qui laisse faire des personnes qui utilisent la détresse des enfants abandonnés pour appeler à des dons dont la destination et la gestion restent pour le moins inconnue, faute de situation régulière du bureau disposant d’organes de contrôle. Cette situation est, d’autant plus, incompréhensible que la ministre actuelle connaît bien l’association, dédiée aux enfants abandonnés cherchant une famille d’accueil, puisqu’elle aurait dirigé, il y a quelques années, la pouponnière de Hadjout qui est toujours ouverte mais reste gérée de manière aléatoire. Selon la présidente élue, il est important de souligner que des plaintes du personnel ont été déposées auprès de l’Inspection du travail avec un procès-verbal de mise en demeure du président démissionnaire au profit de sa vice-présidente. Par ailleurs, des plaintes ont été déposées par des délégués du personnel auprès du Tribunal de Chéraga pour menaces de licenciement alors qu’ils réclamaient leurs droits, ainsi que d’autres plaintes du nouveau bureau élu qui a obtenu gain de cause auprès du Tribunal de Chéraga. Il faut souligner aussi que l’actuelle présidente a omis de dire dans la vidéo que les bébés ont été déplacés par l’ex-ministre de la Solidarité ailleurs par bus pour mauvaise gestion de la structure et abus de confiance envers ses membres. La présidente élue invite M. Soltani à se rapprocher du ministère de la Solidarité ou même de la DAS de Birkhadem pour s’assurer que l’actuelle AAEFAB a, de nouveau, obtenu l’autorisation d’héberger les enfants privés de famille dans une structure ou des soucis de loyers impayés auprès de l’APC de Staoueli menaçaient le site. Il n’est pas normal d’abuser de la confiance des donateurs en pleurant misère aux noms des enfants privés de famille. D’où l’indignation des amis et anciens membres de l’AAEFAB, ajoute-t-elle.