De Ghardaïa, O. Yazid
Le premier accident a eu lieu le matin du vendredi à 00H50, sur le Chemin de wilaya n° 201, à 20 km de la sortie de Zelfana vers Guerrara, lorsqu’un véhicule de tourisme, de marque Toyota, type Yaris, dans lequel se trouvaient trois personnes, a subitement dérapé et, après plusieurs embardées, est sorti de la route avant de s’immobiliser sur le toit. Arrivés rapidement sur les lieux de l’accident, les éléments de l’unité secondaire de la Protection civile de Zelfana ont constaté le décès sur place du chauffeur, âgé de 29 ans, et les blessures traumato-crâniens de ses deux passagers, âgés de 25 et 38 ans. Alors que la dépouille du chauffeur a été déposée à la morgue de la polyclinique de Zelfana, à 70 km au sud de Ghardaïa, les deux blessés, sérieusement atteints, ont été évacués vers l’hôpital de Metlili, à 45 km au sud du chef-lieu de wilaya. Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie de Zelfana pour déterminer les causes exactes de cet accident. Le second accident, et de loin le plus épouvantable, a eu lieu le même jour (vendredi), à quelques encablures du premier, sur la RN 49, à 20 km à la sortie de la ville des thermes Zelfana, vers Ghardaïa, entre un véhicule de tourisme de marque Hyundai, de type Creta, dans lequel se trouvaient trois personnes, âgées de 45, 57 et 60 ans, et un camion semi-remorque dans lequel le chauffeur âgé de 58 ans était accompagné d’un jeune adolescent âgé de 16 ans. Le choc frontal a été d’une telle violence que les trois passagers du véhicule sont morts sur le coup, alors que les deux passagers du camion ont été gravement choqués. Les éléments de la Protection civile de l’unité secondaire de Zelfana ont dû utiliser tout un matériel de désincarcération pour arriver à extraire, de l’amas de ferraille, les dépouilles des trois victimes qui ont été déposées à la morgue de la polyclinique de Zelfana. Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie de Zelfana pour déterminer les causes exactes de ce dramatique accident qui a endeuillé trois familles. Ni les campagnes de prévention ni les contrôles routiers et les retraits de permis pour inciter les chauffeurs à plus de prudence n’arrivent apparemment pas à inverser la courbe ascendante des accidents de la circulation sur les routes de la wilaya de Ghardaïa, qui demeurent, à n’en point en douter parmi les plus meurtrières du pays. Il y a urgence à trouver des solutions pour arrêter cette longue litanie macabre. n