Plusieurs cités des daïras d’El Tarf, de Bouhadjar, de Drean et d’El Kala et des communes de Ben Mhidi et de Besbes ne savent plus où donner de la tête à cause d’un dysfonctionnement dans l’approvisionnement de l’eau potable. En dépit des différentes contestations ayant abouti à la fermeture des routes, les gestionnaires n’ont pas encore pris les mesures nécessaires en cette saison estivale caniculaire dès les premiers jours. A El Tarf, et surtout à Bouhadjar, situé à l’extrême sud-est du chef-lieu de la wilaya limitrophe à la wilaya de Souk Ahras, la situation est intenable surtout à Oued Zitouna et les mechtas faisant partie de la commune de Hammam Beni Salah, en dépit des efforts des locaux à cause des pics enregistrés du mercure de 40 et 44 degrés à l’ombre. Il en est de même pour une partie des cités du centre-ville de Bouteldja, située à une douzaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. En effet, selon des citoyens qui nous ont contactés, ces régions connaîssent de graves déperditions d’eau potable suite à des fuites énormes dues aux ruptures des canalisations de distribution au centre. Les populations de plusieurs cummunes de cette wilaya se plaignent du dysfonctionnement de l’approvisionnement en eau potable. Une situation qui ne manquera pas de révolter les administrés de ces communes les poussant à descendre dans la rue pour exprimer leur colère comme les habitants de Bouhadjar, qui ont fermé l’APC pendant trois jours, selon notre source, pour une histoire de logements ruraux. Il est vrai que souvent les gestionnaires sont mis dans la gêne ne sachant plus quoi faire comme le cas du P/APC de Bouhadjar qui n’a reçu que 50 logements pour plus de 6 000 demandes de citoyens. Pour ce qui est de l’eau, le problème réside dans les négligences des gestionnaires de l’ADE et hydraulique qui remontent à plusieurs années. Des promesses ont été faites aux populations qui n’ont pas été tenues et ces responsables ont berné les walis qui se sont succédé en leur fournissant des chiffres erronés sur la situation. C’est une pratique très courante dans la wilaya d’El Tarf à cause du manque de suivi de toutes les parties concernées. Les travaux engagés pour la canalisation d’eau douce aux populations de la plaine ouest durent depuis une éternité. Cela fait plus de trente ans qu’on crie à tue-tête pour éradiquer l’eau saumâtre mais les habitants continuent d’être alimentés dans plusieurs contrées de cette eau dont le goût est repoussant et qui ne peut être bue à cause du taux élevé de la salinité. Les habitants de ces contrées se disent pénalisés car les autorités refusent de les alimenter à partir de la canalisation du barrage de Bounamoussa (Cheffia dans la daira de Bouteldja) qui approvisionne en eau industrielle El Hadjar et la population d’Annaba en eau potable. n