Tout n’a pas été parfait, mais le scénario était idéal pour l’équipe nationale. En s’imposant petitement jeudi contre le Sénégal (1/0), les « Verts » se sont assuré le ticket pour les huitièmes dans la Coupe d’Afrique des nations 2019 (21 juin – 19 juillet) en Egypte. C’est un autre tournoi qui commence pour l’EN même s’il reste un match à jouer face à la Tanzanie dans deux jours. Désormais, les poulains de Djamel Belmaid deviennent favoris au sacre. Et ils ne peuvent plus s’en cacher.

La peau des «Lions de la Téranga» en mains, les «Fennecs» auront du mal à avancer sans se faire remarquer. Bien que le sélectionneur ait essayé de calmer les ardeurs en conférence d’après-match. Pour lui, le duel contre les Sénégalais ne change pas grand-chose aux ambitions de ses protégés dans cette CAN : «Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on a le profil de champion. C’est vrai que battre le Sénégal n’est pas chose aisée. Ce n’est que le deuxième match. Certes, c’est face à une forte équipe mais c’est un match du groupe et j’espère qu’il nous reste beaucoup de match. Sept si on arrive jusqu’en finale. On va savourer et bien récupérer », notera Belmadi qui vient d’aligner un 9e match de suite sans défaite avec l’Algérie
Sortir victorieux au détriment d’un adversaire de qualité est toujours bon pour galvaniser les troupes et le coach n’a pas manqué de souligner. Les trois points empochés qui assurent la première place à l’issue de la phase de poules constituent une bonne dose de confiance pour aborder les prochaines échéances. Aussi, il y aura l’envie de poser des problème pour «l’équipe à battre» chez les autres concurrents D’autant plus qu’«il n’y a plus de petites équipes» comme a tenu à le rappeler le premier responsable de la barre technique des « Guerriers du Sahara».

Faire le plein
Si notre sélection est assurée de figure dans le «top 16», Belmadi ne compte pas brader la dernière sortie dans le premier tout pour autant : «J’ai toujours du mal à dire ce que je veux faire prochainement. C’est sûr qu’on veut impliquer tout le monde. On a 23 joueurs de qualité. Il est clair qu’il faudra prendre en compte l’aspect récupération. J’ai confiance en tous mes joueurs mais il y a des calculas à faire. Ça sera un match à gagner », affirme-t-il. Il veut que ses poulains «continuent à progresser et travailler avec la même humilité qu’ils ont montrée jusque-là. Les joueurs sont conscients que tout reste à faire. On prendra les matchs un par un. Il y en a sept, si tout se passera bien pour nous, dans cette compétition On compte les jouer tous avec la même envie et intensité.» Oui, le successeur de Rabah Madjer affiche ses intentions de remporter le trophée à l’issue de cette 32e édition sans pour autant se mettre la pression.
En effet, ce type de tournois ne dépend pas seulement du potentiel du groupe ou de la détermination. Beaucoup de paramètres peuvent entrer en considération. L’Afrique est atypique et exigeante. Parfois c’est l’arbitrage, d’autres c’est la malchance ou la chaleur suffocante et le climat lourd. Spécialement au Caire. Yacine Brahimi, victime des choix forts et payants pour le moment de son entraîneur, & ses compères ont fait le quart du chemin vers une probable consécration. C’est pour dire qu’on n’est qu’au début de cette aventure qui pourrait être exceptionnelle à condition d’y mettre les ingrédients qu’il faut.n