Normalement, le ticket du match garantit l’accès au stade à son possesseur. Mais ça n’est décidément pas le cas lors de cette Coupe d’Afrique des nations. Surtout quand le flux des supporters est conséquent comme ce fut le cas lors de Sénégal – Algérie avant-hier. En effet, après le problème récurrent des badges « Fan ID » et la défaillance avérée du système de « Tazkarati », les inconditionnels algériens ont été confrontés à un autre problème : les portiques du stade qui ne marchaient pas. Par conséquent, les jeunes agents chargés d’assurer l’entrée des fans en tribunes n’ont pas pu accomplir leur travail. Livrés à eux-mêmes et voyant que la grogne ne s’arrêtait plus, ils ont préféré « fuir » les lieux. « On était là à attendre mais le portique ne fonctionnait pas. On avait pourtant tout sur nous. C’est-à-dire le FAN ID et notre place achetée.
Mais on ne nous a pas permis l’entrée et le match avait commencé», nous a raconté un de nos compatriotes Fouad B.

Les FAN ID non-exigés pour étrangers ?
Face à cette situation, il n’y avait pas d’autres alternatives que de forcer le passage en escaladant les barreaux. Ces scènes n’ont pas été enregistrées ailleurs sachant que les spectateurs n’ont pas opté pour cette méthode radicale. Néanmoins, on précisera que le problème des tickets se pose depuis le début du tournoi bien que les rencontres se jouent devant des gradins très peu garnis. D’ailleurs, jeudi lors du duel entre les « Fennecs » et les « Lions de la Téranga », la CAF a laissé des gens entrer sans le précieux sésame car elle était dépassée par sa tactique mise en place pour limiter le marché noir. Une source de l’instance confédérale (CAF) nous a même révélé que la structure pense à «annuler la procédure d’indentification pour les étrangers et ne l’appliquer que sur les Egyptiens.» D’autant plus que les Pharaons seront là lors des prochains tours après s’être qualifiés au bout de deux journées. Avec une ville du Caire qui dépasse les 20 millions d’habitants. Les camarades de Mohamed Salah jouent dans des antres à forte affluence même si le prix des places reste relativement élevé selon la classe (de 100 à 300 Livres égyptiennes). Cette nouveauté de la billetterie n’a pas connu un franc succès. Il faut dire que l’Egypte n’est pas la Russie comme la CAN n’est pas Coupe du Monde. Il reste pas mal de choses à parfaire et à apprendre.