Le Parlement avec ses deux Chambres (Assemblée populaire nationale et Conseil de la nation) clôturera sa session. C’est une décision prise, jeudi, à l’issue d’une réunion de concertation entre les responsables des deux Chambres. Dans un communiqué de l’APN, Mouad Bouchareb, son président, annonce « la pleine disponibilité à examiner tout projet de loi dont elle sera destinataire durant la période de clôture et veillera, exceptionnellement, à son inscription à l’ordre du jour de ses travaux ». Cette déclaration signifie-t-elle que le gouvernement aura à solliciter le Parlement en intersession ? C’est du moins ce qu’on est tenté de comprendre par l’annonce de Bouchareb. Mais rien n’est dit sur la nature des textes de loi qui peuvent revêtir le caractère d’urgence pour le gouvernement au point de solliciter en intersession un Parlement qui a, le moins que l’on puisse dire, chômé tout au long de la session ordinaire. Par ailleurs, le bureau de l’Assemblée annonce la tenue de deux sessions avant sa clôture, la première plénière, lundi prochain, consacrée à l’adoption de la validation de la qualité de membre des nouveaux députés. Il est attendu, ce mardi que les deux premiers responsables du Parlement, Bouchareb pour l’APN et Salah Goudjil fassent un bilan de la session qui prend fin. Et en tête de liste de ce bilan figurera assurément la levée de l’immunité parlementaire pour plusieurs ex-ministres. Côté APN, c’est le cas de Boudjemaâ Talaï, ancien ministre et député FLN. Devant faire l’objet d’une plénière spéciale, Talaï a finalement opté, jeudi, à la fin de la réunion du bureau, de présenter une demande signée, dans laquelle il renonce à l’immunité parlementaire. D’où l’annulation de la session prévue à huis clos avec le maintien de la session plénière. Le Conseil de la nation, quant à lui, a brillé dès le début du mouvement populaire du
22 février dernier par le lancement de la procédure de levée de l’immunité parlementaire à trois ex-ministres, Saïd Barkat et Djamel Ould Abbès, tous deux ex-ministres de la Solidarité nationale, et Amar Ghoul, ex-ministre des Travaux publics. Au fil de la procédure, les trois ministres ont, à l’instar de Talaï, décidé de se départir eux-mêmes de leur immunité parlementaire pour éviter « l’humiliation » de la plénière. Aussi et au plan du bilan, si l’APN n’a pu tenir qu’une rencontre parlementaire sur les évènements du 8 Mai 45, chahutée par ailleurs par le groupe parlementaire du Front de libération nationale (FLN), qui a exigé le départ de Bouchareb, le Sénat a eu à examiner, à débattre et à adopter plusieurs avant-projets de loi. Il en est ainsi du texte de loi définissant les règles générales relatives à l’aviation civile, de la loi sur les règles générales de prévention des risques d’incendie et du textes de loi relative à la médecine vétérinaire.