Djamel Belmadi (ent. Algérie):
« On sait qu’on a du mal à démarrer les CAN. Cette fois on n’est pas tombé dans ce piège face à une soi-disant «petite équipe». Si on a pu bien gérer, c’est parce qu’on a travaillé. Il n’y a pas d’euphorie particulière. Là, il y a un gros morceau qui nous attend. On a juste la satisfaction d’avoir gagné le premier match. Contre le Sénégal, ça sera un match important, mais pas décisif. Il y a les différents classements qui auront un impact sur le reste de la compétition. L’impératif du moment, ce sont les matchs qui se suivent. Je préfère préparer les matchs un par un. Il ne sert à rien de trop calculer.

Relation avec Aliou Cissé :
« Aliou est une vieille connaissance. On est de la même génération et on habitait le même secteur en région parisienne. A l’image de sa carrière de joueur, c’est quelqu’un de très discipliné. Il a des résultats et une cohérence dans son travail. Je respecte l’entraîneur qu’il est devenu et l’homme qu’il est. »
lAscendant psychologique : « Pour le Sénégal, les derniers mauvais résultats contre l’Algérie seront une motivation particulière pour nous battre. Leur équipe est sur une bonne dynamique avec un parcours sans faute en qualifications. Je m’attends à un match difficile avec une équipe du Sénégal très compacte et un banc de touche bien fourni. Si c’est une finale avant la lettre ? La réponse est non. On est loin du compte parce qu’il reste un match derrière.»
lRetour de Mané : « Le joueur qui a remplacé Mané a fait le travail. C’est tous des joueurs de grande qualité. Mané arrivera tout frais pour être performant. Après, qui me dit qu’Aliou va l’aligner ? Parce que l’équipe avait gagné sans lui. Mané, Baldé et les autres sont des joueurs de grande qualité. Se concentrer sur les individualités n’est pas la meilleure des manières pour gagner un match.»
lStades vides : « Nos supporters sont venus. On a la chance de les avoir avec nous. Ils viennent de partout. On aimerait jouer dans des stades pleins mais c’est comme ça. On préfère se concentrer sur l’aspect technique et pas ce qui se passe dans les gradins. »

Aliou Cissé (ent. Sénégal) :
« Si je savais comment devenir champion d’Afrique et que j’avais la recette je ne vous la donnerai pas. L’Afrique, c’est spécial. On peut être grand joueur en Europe et ne pas l’être en Afrique. Il faut être fort sur le plan mental. Les équipes sont de mieux en mieux organisées. Oui on est favori depuis 1986 à aujourd’hui et les journalistes le disent mais cela ne veut pas dire grand-chose. Quand on regarde les dernières éditions, la Zambie et le Nigéria n’étaient pas favoris et ont gagné. Face à l’Algérie, le Sénégal passe un test et on espère le réussir. Si on veut être une grande nation du foot, il faut battre toutes les équipes. On a à coeur de faire un bon résultat. Je pense que ça devrait le faire. Il n’y a pas d’obsession sur l’équipe algérienne. On se prépare pour aller le plus loin possible. C’est un match attendu par tout le monde. C’est deux équipes avec un certain potentiel, qui ont bien démarré, avec des individualités ici et là. Mais il reste un troisième match dans le groupe.»

Henri Saivet (milieu du Sénégal):
« L’Algérie est une grosse équipe. Ils ont des joueurs de qualité. On le sait et on se prépare en conséquence. Ça va être un match disputé et on est prêt pour le combat et le défi. Ça peut aussi être un tournant dans cette phase de poule. On prépare la CAN depuis le début de la saison. Il n’y a pas que l’Algérie. C’est un obstacle et la compétition sera longue. » M. T.