La conférence nationale des partis de l’opposition, regroupés au sein des «Forces du changement», aura lieu officiellement le 6 juillet prochain. L’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi a été chargé de la mission de coordination pour la gestion de la Conférence de dialogue.

A l’ordre du jour de cette rencontre figure essentiellement «les débats autour des mécanismes de sortie de crise», lit-on dans un communiqué rendu public, qui précise en outre que «des contacts ont été entrepris avec l’ensemble des formations et personnalités nationales aux fins d’éviter toute exclusion de cette conférence». Contacté, Abdelaziz Rehabi, membre des «Forces du changement», a fait remarquer à ce sujet : «J’ai été chargé de la coordination pour gérer cette initiative politique globale et unitaire, pour produire une réflexion et déterminer les mécanismes de sortie de crise en vue d’organiser, dans les meilleurs délais, la première élection présidentielle démocratique de l’histoire du pays.» Dans ce cadre, il soutiendra : « Nous avons eu plusieurs contacts et sollicitations en vue de permettre à tout le monde de s’exprimer sur la sortie de crise. Nous ne voulons exclure personne car nous souhaitons transcender la crise en travaillant ensemble. »
Il citera l’exemple du coordinateur du FFS, Hakim Belahcel, qu’il a rencontré, le 19 juin dernier, accompagné des cadres de son parti auxquels il a présenté le projet de la conférence du dialogue national. Sur sa page facebook, Abdelaziz Rehabi, a indiqué que la conférence du 6 juillet verra la participation de partis politiques, de personnalités, de représentants de la société civile et de jeunes du Hirak populaire.
« Les partis et la société civile élargie qui avaient présenté une plateforme le 15 juillet dernier et les associations issues du mouvement populaire comptent organiser un colloque national le 6 juillet 2019, et ont été chargés de la coordination pour gérer cette initiative politique globale et inclusive pour élaborer une approche et des mécanismes de sortie de crise, et s’orienter, dans des délais raisonnables, vers l’organisation de la première présidentielle démocratique dans l’histoire du pays». L’ancien ministre a annoncé avoir établi de «larges contacts avec toutes les parties, sans exclusive, pour participer à l’organisation des différentes étapes de cette rencontre, et adhérer pleinement aux efforts visant la sortie de crise ».
Trois comités ont été formés par cette Commission, dont le premier chargé de recueillir les avis et les initiatives politiques existantes sur le terrain, le deuxième (comité d’organisation) de définir où et quand la conférence aura lieu et le troisième de la communication et de la concertation avec toutes les forces politiques du pays.
Contactés par nos soins, des membres de la direction du MSP affirment que le rendez-vous du 6 juillet prochain sera «une grande opportunité à même de mûrir les options de sortie de crise». «Nous nous sommes à maintes fois réunis pour échanger nos idées dans le cadre des forces du changement, mais la rencontre du 6 juillet devra nous permettre d’avancer dans le processus de sortie de crise», explique un membre de la direction du MSP à Reporters. Le parti de Benflis salue, de son côté, la rencontre du 6 juillet prochain. «Nous souhaitons une participation aussi large que possible pour se pencher avec toutes les sensibilités de la société pour une véritable sortie de crise, hormis celles qui sont à l’origine de la crise actuelle, afin de trouver une solution à cette crise», nous confie un membre de la direction de ce parti. Tout en se disant ouvert à toutes les initiatives qui vont dans le sens de la satisfaction des revendications du peuple, le parti de Benflis estime qu’« il y a possibilité de trouver une solution consensuelle à la crise ».
Il faut dire que le rendez-vous du 6 juillet annoncé par les Forces du changement, un conglomérat de partis, personnalités politiques, syndicalistes et universitaires, dont fait partie notamment Talaie El Hourriyet de Ali
Benflis, le Front de la justice et du développement (FJD), le MSP, le parti
de Bahbouh, entendent contribuer «à leur manière » à la sortie de crise actuelle qui traîne depuis le 22 février dernier.