Les créances de l’Algérienne des eaux (ADE) de Tizi Ouzou auprès de ses abonnés depuis le mois de février dernier s’élèvent à 3,6 milliards de dinars, a-t-on appris lundi du premier responsable de cette entreprise.
«Depuis le début du mouvement populaire en février dernier nous avons enregistré les plus basses caisses avec un recul de 50% de nos objectifs sur ces quatre mois, soit un total de 36 milliards de centimes», a indiqué Amar Berzouk, déplorant une «attitude» qui menace l’entreprise d’une «véritable asphyxie financière».
Lançant un appel aux citoyens pour s’acquitter de leurs factures, il a rappelé que l’ADE qui «fournit un service public est soumise, elle aussi, à des obligations vis-à-vis d’autres fournisseurs de différents matériaux, ainsi qu’à ses employés auxquels elle devra garantir les salaires».
Assurant, par ailleurs, que «le problème de la ressource ne se pose pas au niveau de la wilaya», le même responsable a indiqué que pour cet été «l’alimentation en eau sera assurée un jour sur trois», tout en reconnaissant la persistance d’»insuffisances» dans certaines régions, «défavorisées par la complexité de leur relief, ainsi que les pannes techniques qui souvent créent des retards de relance de l’approvisionnement».
M. Berzouk a déploré, dans le même contexte, l’»anarchie urbanistique qui caractérise certains lotissements en milieu urbain et qui impactent négativement l’intervention de l’ADE», citant l’exemple des lotissements Bouzar (Sud-est du chef lieu) et Oued Fali (sortie Ouest) réalisés «sans prendre en considération les besoins réels de ces sites». Sur un autre plan, le responsable local a indiqué que pas moins de 1700 sources d’eau ont été recensées au niveau de la wilaya dans le cadre du programme du ministère des Ressources en eaux lancé en 2015 visant la réhabilitation et l’exploitation de ces sources par l’ADE. Dans le cadre de ce programme, le laboratoire central de l’ADE a déjà procédé à des prélèvements et effectué des tests au niveau des sources de 15 communes, en prévision de leur exploitation dans l’alimentation des populations, comme c’est le cas dans la commune de Bouzguène qui est alimentée par des sources de la région.