Le Rassemblement national démocratique (RND) tiendra, le
6 juillet prochain, une session extraordinaire du conseil national au Centre international des conférences (CIC) à Alger. A l’ordre du jour, l’élection d’un secrétaire général intérimaire. C’est du moins ce qui est expliqué dans le communiqué du parti, rendu public hier, précisant par ailleurs que le secrétaire général intérimaire aura pour seule prérogative de gérer les affaires courantes du parti.
« C’est en réponse à l’appel des deux-tiers des membres du conseil national, qu’il a été décidé de cette session du conseil national du RND, compte tenu de la situation inédite que traverse le parti ». En effet, la situation inédite est en rapport avec l’incarcération du secrétaire général du parti Ahmed Ouyahia, décidée par le Procureur général. Cette détention du premier responsable du parti a provoqué une véritable onde de choc au sein du RND, ayant grandement perturbé son fonctionnement. Et c’est dans l’objectif de reprendre une vie partisane « normale » que le bureau national a décidé de convoquer une session extraordinaire du conseil national, en sa qualité d’instance décisionnelle entre deux congrès. Dans ce cadre, il est utile de noter que c’est la première fois que le parti reconnaît publiquement la vacance du poste de secrétaire général après la mise en détention provisoire de Ahmed Ouyahia. Cette reconnaissance lui permet de transcender la personne du tout-puissant Ouyahia et de procéder à l’élection d’un nouveau secrétaire général. Le bureau national du Rassemblement ne manque pas d’appeler, à cette occasion, les militants à rester soudés dernière la direction. « Nous appelons l’ensemble des militants du RND à rester mobilisés, en cohésion et unis dernière la direction légitime du parti dans pareille situation », lit-on dans le communiqué, qui précise l’impératif d’adopter « l’ensemble des positions du parti affirmées et réaffirmées à multiples occasions par le bureau national à l’instar du soutien à la démarche et initiatives lancées par l’Armée nationale populaire dans sa recherche de règlement de la crise ». Dans ce cadre, il est spécifié que « parmi ces positions figurent essentiellement l’appel à un dialogue sérieux et constructif, la tenue d’élections ainsi que la mise sur pied d’une instance de surveillance des élections ». Le RND ne manque pas de prendre ses distances par rapport aux appels à la transition. « Nous sommes opposés à une période de transition. Nous appelons nos militants à ne pas suivre les appels à une période de transition et le respect de la légalité constitutionnelle et d’un règlement de la crise dans le cadre de la Constitution », est-il expliqué à ce propos.
Il est utile de rappeler à ce propos que par rapport à l’incarcération du secrétaire général du RND, le bureau national exprime sa « totale confiance en la justice algérienne qui constitue une institution des plus importantes dans l’édification d’un Etat de droit ».