La police antiterroriste marocaine a annoncé le démantèlement, mardi près de Marrakech, d’une cellule composée de quatre membres «affiliés» au groupe Etat islamique (EI), qui planifiait des attaques à l’explosif dans le royaume. L’opération menée par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ, unité antiterroriste) a permis la saisie, dans une ferme près de la capitale touristique du Maroc, de produits chimiques «utilisés dans la fabrication d’explosifs», a affirmé le BCIJ dans un communiqué. Des «équipements électroniques, des armes blanches (…) et des sommes d’argent» ont également été découverts dans cette ferme «appartnant à la famille d’un des suspects», selon la police antiterroriste. Le chef présumé de la cellule avait «recruté et encadré» les membres de son groupe et «tissé des liens» avec des «éléments à l’étranger» pour préparer des «opérations terroristes» dans le royaume via l’utilisation d’«engins explosifs», a-t-on indiqué de même source. Cette opération a été menée alors que se tient depuis début mai le procès des assassins présumés de deux jeunes touristes scandinaves dans la même région, décapitées mi-décembre au nom de l’EI. Au total, de 24 prévenus sont jugés devant le tribunal de Salé, près de Rabat. Epargné jusqu’à l’an dernier par les violences liées à l’EI, le royaume qui revendique une politique très active en matière de lutte antiterroriste avait été meurtri par des attaques à Casablanca (33 morts en 2003) et à Marrakech
(17 morts en 2011).