L’essentiel est sauf: la Côte d’Ivoire, sans briller, a débuté sa Coupe d’Afrique des nations par une victoire contre l’Afrique du Sud (1-0), lundi au Caire. Comme Didier Drogba, Nicolas Pépé a découvert la CAN en Egypte. Sous 35 degrés, et dans un stade vide, les Ivoiriens nouvelle génération, qui n’ont pas montré grand-chose, ont été sortis de leur torpeur par un but de Jonathan Kodja (64) pour s’ouvrir le chemin vers les huitièmes de finale. «On n’était pas obligés de faire du beau football. Il y a que cinq à six matches, c’est le résultat qui importe. Le plus important, c’était de prendre les trois points», a résumé le défenseur Franck Kessié. Le sélectionneur Ibrahim Kamara, qui a hérité d’une équipe éliminée dès la phase de poules de la CAN-2017 et absente du Mondial-2018, a encore des longues nuits devant lui pour trouver comment ressusciter la sélection de la glorieuse ère Drogba. Mais ces trois points lui donnent du temps, avant le choc de vendredi face au Maroc, qui, comme les Eléphants, est passé par un trou de souris face à la Namibie (1-0) dimanche.
la Tunisie tombe dans le piège de l’Angola
Pour leur part, les Aigles de Carthage ont été accrochés par l’Angola (1-1), lundi à Suez. Ils avaient ouvert le score grâce à un penalty transformé par Youssef Msakni (34e) mais ont été rejoints en seconde période sur une réalisation signée Djalma (73e). La Tunisie est tombée dans le piège de l’Angola. L’outsider de cette CAN 2019 n’a pas su faire mieux qu’un match nul face à une équipe qui a joué crânement sa chance jusqu’au bout et a été récompensée de ses efforts (1-1). Youssef Msakni croyait avoir fait le plus dur en ouvrant le score sur penalty avant la pause, mais c’était sans compter sur Djalma Campos, qui a sanctionné une erreur du gardien tunisien pour obtenir une égalisation méritée en deuxième période. Comme l’Egypte et le Maroc, la Tunisie n’a pas vraiment tenu son rang lors de son entrée en lice dans la compétition africaine. Mais, contrairement aux deux autres nations citées, les Aigles de Carthage n’ont pas signé une victoire même étriquée. Passée une entame de match sans rythme, pendant laquelle les Tunisiens ont manqué de vitesse et de spontanéité face à des Angolais parfaitement en place, Youssef Mskani a libéré son équipe en tirant un penalty en puissance (1-0, 34e).
Un moindre mal plutôt qu’une juste récompense, tant les hommes d’Alain Giresse ont connu trop de déchets techniques pour contourner un bloc solide, faisant vite poindre de la frustration et de l’agacement.n