La conférence de dialogue et de concertation organisée par le groupe des «Forces de l’alternative démocratique», qui se veut une force de proposition pour une sortie de crise du pays après quatre mois de contestation citoyenne pacifique, se tiendra aujourd’hui au siège du RCD. Cette rencontre d’étape s’annonce décisive avant la tenue d’une conférence nationale.

Les dernières retouches pour la tenue, aujourd’hui, de la conférence de dialogue et de concertation organisée par le groupe des «Forces de l’alternative démocratique» ont été apportées hier par les partis politiques qui forment ce conglomérat, avons-nous appris auprès des organisateurs.
La rencontre de ce groupe, qui se veut une force de proposition pour une sortie de crise du pays après quatre mois de contestation citoyenne pacifique, se tiendra finalement au siège du RCD, en raison de la non obtention d’une autorisation pour la tenir dans le lieu prévu initialement. «Faute de ne pas avoir obtenu l’autorisation des services de la wilaya d’Alger pour la tenue de la rencontre de concertation et de dialogue initiée par les signataires de l’appel aux Forces de l’alternative démocratique et prévue initialement au centre touristique Azur-Plage de Sidi Fredj, cette dernière se tiendra au siège du RCD à El Biar (Alger)», ont indiqué les partis signataires dans un communiqué rendu public hier.
Les signataires sont maître Benissad Noureddine pour la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), le Front des forces socialistes (FFS), le Mouvement démocratique et social (MDS), le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), le Parti socialiste des travailleurs (PST), le Parti des travailleurs (PT), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et l’Union pour le changement et le progrès (UCP). L’unification de la démarche de ces partis est motivée, selon eux, par le fait que «l’heure est aujourd’hui à la concertation et au dialogue des forces progressistes», dont l’objectif est «de construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans notre pays». Les organisateurs ont, par ailleurs, choisi de faire de la rencontre un espace de débat et de concertation inclusif et ont lancé des invitations à d’autres organisations et personnalités politiques qui ont répondu, dans leur majorité, par l’affirmative. «Plusieurs syndicats autonomes ont confirmé leur présence ainsi que des organisations du collectif de la société civile parmi lesquelles on cite, à titre d’exemple, le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ)», ont déclaré les organisateurs.
Ces derniers ajoutent que de nombreuses personnalités seront présentes à la rencontre, dont Nacer Djabi (sociologue) et Noureddine Bouderba (ancien dirigeant syndicaliste UGTA et consultant en questions sociales).
Il est également prévu la présence, si leur état de santé le leur permet, d’Ali Yahia Abdenour, avocat et président d’honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, et d’Abderrahmane Chibane, ancien ministre et ancien compagnon de lycée du défunt Hocine Aït Ahmed, deux personnalités qui ont, de tout temps, épousé les principes du parti.
Il convient de noter que la conférence d’aujourd’hui n’est que la première du genre du groupe des Forces de l’alternative démocratique et vient en prélude à une «rencontre nationale», nous a-t-on encore indiqué. Cette initiative, rappelle-t-on, était au début le fait du FFS, mais a vu, par la suite, l’adhésion de plusieurs partis politiques qui se sont reconnus dans la démarche proposée et se sont regroupés sous l’appellation des forces de l’alternative démocratique.
Le parti avait initié des rencontres de concertation avec la classe politique, des organisations sociales et personnalités nationales «face et contre le statu quo politique que les décideurs de notre pays veulent perpétuer et dans le sillage de la formidable révolution populaire dans laquelle nous nous sommes inscrits et engagés dès son éclosion». Il avait donc entrepris des échanges et accéléré les consultations au cours desquels des explications étaient données sur son initiative politique de sortie de crise pour, dit-il, «l’avènement de la deuxième République et, surtout, insister sur la nécessité d’aller vers une conférence nationale de dialogue et de concertation sans préalables, afin de jeter les bases d’un pacte politique consensuel nécessaire pour aborder les prochaines étapes du processus de transition démocratique en Algérie».