Après avoir touché, lundi, leurs plus hauts niveaux depuis trois semaines, les cours du pétrole affichaient un léger recul, hier, sans toutefois effacer les gains réalisés la semaine dernière. Le marché continuant à évoluer sous l’effet des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, et en prévision de la réunion de l’Opep prévue début juillet, les prix suivaient plutôt dans une logique de stagnation.
A la mi-journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août s’affichait à 64,58 dollars sur l’Inter Continental Exchange (ICE), valait 64,58 en baisse de seulement 28 cents par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril américain de WTI WTI pour la même échéance cédait 13 cents à 57,77 dollars. « Les prix baissent un peu, mais ils sont toujours proches des plus hauts en trois semaines et demie atteints lundi » en début de séance, ont commenté les analystes Commerzbank.
Le conflit commercial entre Washington et Pékin est toujours d’actualité et pourrait donc influer sur les prix en augurant d’une croissance économique mondiale morose qui réduirait systématiquement la demande mondiale. Cependant, le conflit dans le Golfe et la montée d’un cran de la tension irano-américaine semblent avoir un impact encore plus fort sur les cours du pétrole qu’ils ont d’ailleurs fait sensiblement grimper la semaine dernière. Et pour cause, tout conflit dans le Golfe peut potentiellement faire grimper les prix de l’or noir, puisque les investisseurs craignent que l’offre mondiale soit perturbée.
Le sommet du G20, prévue les 28 et 29 juin à Osaka (Japon) apportera peut-être plus d’éclairage sur le conflit entre les Etats-Unis et la Chine, sachant que les présidents des deux pays, Donald Trump et Xi Jinping, doivent se rencontrer en marge de ce rendez-vous.
Mais « l’échec probable des discussions en vue d’un accord commercial pourrait se traduire par une révision à la baisse des perspectives de la demande mondiale », a commenté Tamas Varga, analyste chez PVM. Le G20 devrait, en outre, éclairer l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, quant à la décision à prendre, début juillet, concernant la reconduction ou non de l’accord de réduction de la production, en vigueur depuis janvier dernier et qui expire le 30 juin. « Un renouvellement de l’accord semble évident, mais les détails seront importants », estime M. Varga, qui se demande si les pays participants vont geler leurs productions aux niveaux actuels, plus bas que ceux acceptés par l’Opep+ en décembre dernier, ou augmenter leur production pour atteindre ces seuils.<