La plainte, déposée par trois citoyens contre la députée Naïma Salhi, est actuellement au bureau de la cybercriminalité du commissariat de police de la ville de Boumerdès. C’est ce qu’ont annoncé les trois plaignants, suite à leur pourparlers avec le Procureur de la République près le tribunal de Boumerdès. Ils ont indiqué que « le Procureur près le Tribunal de Boumerdès nous a assuré que la plainte est en cours d’instruction et que toutes les plaintes sont recevables quels que soient le statut et la stature du mis en cause », ont-ils souligné dans un communiqué rendu public. Selon toujours ces trois plaignants, la greffière du tribunal « nous a affirmé que la plainte a été envoyée au commissariat central de la ville de Boumerdès, bureau de la cybercriminalité, pour une enquête approfondie ». « Si l’immunité parlementaire protège la liberté d’expression de l’élue contre l’arbitraire du pouvoir exécutif, elle ne saurait servir de bouclier à une délinquante, dont les propos indignes tombent sous le coup de la loi pénale », estiment-ils. Ajoutant qu’au moment où des manifestants pacifiques « sont inculpés d’atteinte à l’unité nationale et placés sous mandat de dépôt pour avoir brandi l’emblème amazigh », les provocations récurrentes de Naïma Salhi « sont loin d’être innocentes ». « Ces dérives, visiblement commanditées, visent à diviser le mouvement populaire, fût-ce au prix de graves dérapages qui risquent d’hypothéquer la cohésion nationale », accusent-ils, considérant qu’en joignant nos voix à toutes celles qui appellent à la vigilance pour préserver l’unité du mouvement populaire, dans la diversité de toutes ses composantes, nous réaffirmons notre détermination à poursuivre le combat pour donner aux agressions des apprenti(e)s-sorcier(e)s les suites judiciaires qu’elles méritent ». A noter que les attaques de cette députée contre la moudjahida Djamila Bouhired ont fait réagir la Fondation Casbah. Dans un communiqué, la Fondation a estimé que les attaques contre Djamila Bouhired émanant de la « députée » de Boumerdès ont fait réagir la Fondation Casbah. Dans une déclaration rendue publique, la Fondation estime que cette députée a été élue « frauduleusement », ajoutant que Djamila Bouhired « reconnue mondialement comme héroïne de la Révolution algérienne, chantée par les plus grands poètes de son temps et dont l’épopée a été portée à l’écran par le grand cinéaste Youssef Chahine, est sur un piédestal de l’Histoire que cette députée de la honte ne peut atteindre et encore moins espérer pour elle-même et ses piteux semblables ». La Fondation Casbah a souligné que «l’ensemble de ses membres sympathisants se tiennent avec honneur au côté de notre grande sœur la moudjahida Djamila Bouhired et rappellent à cette élue de la honte que le temps des apparatchiks et des invertébrés du système est révolu et que toute déclaration haineuse et d’arrière-garde est vouée aux poubelles de l’histoire ».