Après que le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) ait tiré à maintes reprises l’alarme face aux dangers qu’encourent le pharmacien pour la vente de produits psychotropes, allant même jusqu’à observer une journée de grève le 29 mai dernier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Meraoui, a déclaré, dimanche à partir de Chlef, que le dossier relatif à la liste des produits psychotropes destinés à des fins médicales a été pris en charge. Dans ce sillage, il a aussi indiqué que des correspondances, à ce sujet, ont été transmises aux ministères de la Justice, de la Défense nationale et de l’Intérieur. « Le dossier a été pris en charge et la liste des psychotropes destinés à des fins médicales a été transmise aux ministères de la Justice, de la Défense nationale et de l’Intérieur, dans l’attente de la promulgation des textes de loi organisant ce secteur », a indiqué Mohamed Meraoui, lors d’une séance de travail avec les responsables du secteur à Chlef. Le ministre a affirmé la prise en charge de ce dossier suite à la rencontre ayant réuni ses services avec le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (Snapo) et le Conseil de l’Ordre des pharmaciens, dans l’attente, a-t-il dit, de la promulgation des articles annexes portant liste nominative des psychotropes destinés à des fins sanitaires, suivant le décret de loi relatif à ces produits, promulgué en 2015. A noter que les pharmaciens d’officine avaient déclenché, le 20 mai dernier, un mouvement de grève après que certains d’entre eux aient fait l’objet de poursuites judiciaires en relation avec le classement de certains médicaments (vendus par eux) «dans la liste des produits psychotropes sanctionnés par la Loi ». Ils ont notamment revendiqué la réactualisation de cette liste et la révision de la loi régissant la vente de ce type de produits.