Le secrétaire général du parti FLN, Mohamed Djemai, aurait aimé prendre part aux débats et concertations que comptent organiser demain les partis de l’opposition. Mardi, lors de l’installation de la commission des «sages» et celle de la jeunesse et des étudiants, à Hydra, Mohamed Djemai, s’est montré étonné  que les «forces du changement et du respect de la souveraineté populaire » n’ait pas fait appel à son parti pour participer aux discussions autour de la sortie de crise. «Vous n’allez pas nous discréditer et monter sur notre dos en tentant d’induire en erreur le peuple pour casser notre parti. Il y a des cadres de discussion et des règles  démocratiques qu’il faut respecter, mais si vous pensez pouvoir nous écarter, vous êtes alors naïfs », a-t-il lancé sur un ton très critique. Djemai n’a pas manqué, à cette occasion, de dénoncer ceux qui avaient pris en otage le FLN « pour leurs propres ambitions carriéristes » en allusion à Bouchareb. « Le FLN a retrouvé son indépendance grâce au peuple», a-t-il expliqué. Dans ce cadre, il a fait observer que le FLN plaide en faveur d’un « dialogue sérieux » en tant qu’option de sortie de crise.  Et d’enchaîner que « le dialogue est une vertu civilisationnelle. C’est à travers la concertation qui constitue le mécanisme à même de trouver les solutions susceptibles de faire sortir le pays de la crise », avant de soutenir que « la Constitution et les lois de la République doivent être prises en considération dans tout processus de sortie de crise».  Le dialogue doit s’engager rapidement en vue d’une « accélération de l’organisation de l’élection présidentielle », a-t-il soutenu, dénonçant au passage « les aventuriers ». « L’Algérie n’est aucunement  un champ d’expérimentation pour les aventuristes », fait-il remarquer.  Questionné sur les raisons de l’option du FLN en faveur d’une présidentielle dans les plus brefs délais, le premier responsable lancera : « L’accélération de l’organisation de la présidentielle, une échéance électorale durant laquelle le peuple pourra exprimer son choix en toute souveraineté. »  S’exprimant à propos de l’institution militaire, Djemai a salué le soutien de l’Armée nationale populaire (ANP) et de son Commandement aux  «revendications du peuple algérien et du mouvement de rue né le 22 février dernier», tout en précisant que « la  position  de l’ANP a permis la concrétisation de plusieurs acquis, notamment la libération de la justice qui lutte actuellement contre la corruption et les corrompus ». Fustigeant  « ceux qui complotent de l’étranger contre l’Algérie », Djemai dénonce aussi ceux « qui misaient sur une position de l’ANP contre le mouvement pacifique et civilisé du peuple algérien ». « Toute atteinte à l’institution militaire est une atteinte aux Algériens et Algériennes », lance-t-il, tout en notant que « ces attaques désespérées et lâches sont tout autant vaines qu’inutiles ».