Dans un contexte de relance du débat polémique et tourmenté sur la question identitaire dans notre pays, le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, a lancé un nouvel appel, hier à Alger, pour l’amendement de la loi d’orientation sur l’éducation nationale, de janvier 2008, et la suppression de l’aspect facultatif et optionnel de l’enseignement de tamazight à l’école. «Le verrou qu’il faut faire sauter est l’aspect facultatif de l’enseignement de tamazight. Il faut débattre davantage de la nécessité d’amender la loi d’orientation de l’Education nationale. Cette loi doit s’adapter aux données de la Constitution de 2016 qui a élevé tamazight au rang de langue nationale et officielle», a-t-il déclaré en marge d’une réunion préparatoire du forum de formation des enseignants de tamazight de la wilaya d’Alger.
M. Assad, qui s’est contenté de se limiter à son champ d’intervention, hors des questions posées aujourd’hui par la société à la faveur du Hirak, a jugé «nécessaire» de faire des propositions pour que le ministère de l’Education nationale cesse de considérer la discipline linguistique de tamazight comme optionnelle, ce qui n’aide pas dans le contexte actuel à sa promotion et sa généralisation en tant que langue nationale et officielle du pays. «Il faut positiver et consolider les avancées», a-t-il déclaré avant de plaider pour un «plan de généralisation graduelle de l’enseignement de tamazight» à travers l’école de la République et ses 27 000 établissements. Il s’agit-il, a-t-il dit, d’«une responsabilité qui incombe aux institutions de l’Etat. C’est le rôle du ministère de l’Education et du HCA». L’objectif est d’atteindre une «couverture nationale», selon Si El Hachemi Assad, précisant qu’actuellement, l’enseignement de tamazight est introduit dans 44 sur les 48 wilayas d’Algérie.