C’était devenu une habitude. Une très mauvaise qui mettait la sélection très mal-à-l’aise. Rater le premier match de la CAN même quand on est donné favori et qualifié d’équipe balaise. Les «Verts» étaient devenus coutumiers du fait. Ils réalisaient les nuls quand ils n’étaient pas défaits. Mais, dimanche, face au Kenya, l’EN changea le sort et le conjura. Une jolie victoire de 2 buts à 0 pour laisser les «Harambee Stars» sur le carreau. Ainsi, l’Algérie a chassé la guigne et casser la routine pour bien lancer sa campagne de coupe d’Afrique.
Contre les Kenyans, on a eu droit à des «Fennecs» qui ont montré beaucoup d’homogénéité et de liant. De bon augure avant de croiser le Sénégal et les redoutables «Lions». La sélection de la Téranga est d’un autre calibre avec son armada. D’ailleurs, elle a commencé par une victoire au même tarif face à la Tanzanie comme «El-Khedra». Deux potentiels favoris qui se renvoient la pression constamment. Aliou Cissé et Djamel Belmadi se connaissent parfaitement. Se respectent mutuellement. Ça ne les empêchera pas de s’expliquer prochainement. Un duel qui devrait nous dire plus sur le potentiel de ces deux équipes et la réalité de leurs intentions.
C’est toujours important de réaliser le meilleur des commencements pour bien aborder la suite des évènements. Certains diront que c’est le score et les trois points qui priment, peu importe le rendement. C’est le cas du Maroc qui a gagné la Namibie sans être brillant. On pourrait même dire que c’était laborieux, car c’était sur un but contre son camp. Osef ! Puisque seul le score est considéré dans le classement. Loin de la manière et la prestation. Baghdad Bounedjah et ses camarades ont réalisé l’essentiel et fait le job. Contrairement aux Egyptiens et Marocains qui l’ont emporté sans donner l’impression d’être au top.
L’étiquette de favori n’a parfois rien à voir avec la forme présente ou l’historique des dernières éditions. C’est, pourtant, l’argument de Belmadi pour évacuer la pression. Il ne faut pas avoir la tête qui gonfle ou la prétention qui dépasse l’ambition. Le successeur de Rabah Madjer sait pertinemment que ce qui compte, c’est la conclusion plus que l’introduction. Quant à nous, on se donne le droit de rêver de cette tant attendue consécration. Bien que le chemin soit encore long.