L’information pouvait passer inaperçue ou être reléguée au second plan. Surtout qu’elle intervient avec la tenue de la CAN, plus prestigieux évènement au continent. Cependant, on ne peut lui porter désintéressement tant ce joueur aura été exemplaire et important. Il s’agit de Karim Ziani, ancien international algérien, qui a décidé de raccrocher les crampons. L’annonce a été faite par le dernier club de sa riche carrière : le FC Orléans. L’ancien numéro 15 des Fennecs a « souhaité mettre un terme à sa carrière sportive et se tourner vers une nouvelle carrière pour transmettre ce que le football a pu lui apporter durant de longues années », pouvait-on lire dans le communiqué. Le temps de voir tant de souvenirs défiler sous la tunique de l’Algérie et des 11 autres maillots qu’il a portés. On citera ceux de l’Olympique Marseille, FC Sochaux, Wolfsburg outre El Jaish SC et le FC Lorient. Ziani n’était pas un simple joueur. Le double Ballon d’Or algérien (2006 et 2007) aura été un footballeur d’exception. Pour l’EN, il a donné tant, accordé son temps dans une époque où beaucoup boudaient ou hésitaient à rejoindre la sélection. « Karim Ziani a disputé 564 matchs sur l’intégralité de sa carrière. Il a notamment joué deux saisons à l’Olympique de Marseille en Ligue 1 où il a pu découvrir la Ligue des Champions», rappelait le tweet du team du Loiret. Le natif de Sèvres (Paris) était parmi ceux qui ont participé à la renaissance de l’équipe d’Algérie. Il était adoré. Parce qu’il s’est toujours donné sans se ménager. Depuis sa première convocation le 12 février 2003 en amical contre la Belgique (défaite 3 buts à 1) à Annaba,  à la 62e (5 réalisations et 11 offrandes), enregistrée le 3 septembre 2011 face à la Tanzanie (1/1), Karim a été fidèle à Ziani. C’est-à-dire : se dépenser sans parcimonie. Certes, il n’avait plus ses jambes d’antan, mais il a juré fidélité à « El-Khadra » huit années durant. Une carrière internationale dans laquelle il a été assez constant et omniprésent. Incontestablement. Cet engagement avait aussi une autre raison : un père qui lui a inculqué patriotisme et dévouement au pays d’origine dans son éducation. Un certain Rabah qui a réussi aussi à convaincre pas mal de binationaux de rejoindre les « Verts » par le passé. Un passé qu’on se remémore à présent. Les retrouvailles avec la Coupe du Monde en 2010 notamment. Lors du match barrage Algérie –Egypte au Soudan, sur le missile d’Antar Yahia qui a nettoyé la lucarne d’el-Hadari, à la passe, il y avait Karim Ziani. Rien que se rappeler de cette action, on en a des frissons. Merci talentueux lutin. Tu étais un grand !