Les industriels et opérateurs économiques de la wilaya de Tipasa ont été conviés, ce week-end, à une journée de formation sur le rôle important et primordial du délégué à l’environnement, sur la fiscalité écologique ainsi que sur la gestion des déchets industriels, qui s’est déroulée au sein de la Maison de l’environnement de la wilaya de Tipasa.

La journée a été ouverte par le directeur général du Conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE) Bentahar Redouane, qui a mis à profit cette rencontre avec les industriels et opérateurs économiques de la wilaya pour rappeler la mission du conservatoire qui a formé, à ce jour, plus de
20 000 cadres et agents dans les métiers de l’environnement à travers 172 sessions de formation qui sont d’un apport certain à l’entreprise ou l’organisme public ou privé. Les animateurs de la journée, Benalia Fatima et Mohamed Boudjelali, des cadres à la retraite du secteur de l’environnement, auxquels le CNFE a fait appel en raison de leur expérience et expertise en la matière, se sont attelés à décortiquer les trois thèmes en insistant sur leur importance dans l’intérêt, aussi bien, de l’entreprise, de la collectivité locale et de l’environnement que des citoyens de manière générale. C’est pourquoi, selon eux, le législateur a décidé que tous les établissements classés doivent, selon l’impact généré sur l’environnement, impérativement, disposer d’un délégué pour l’environnement car, non seulement, c’est la loi qui l’exige (décret exécutif 05-240 du 28 juin 2005 qui définit les modalités de désignation du délégué en question…) mais, en plus, son intérêt n’est plus à démontrer. Malheureusement, sur le terrain, la réalité est toute autre, ce qui explique l’organisation de cette journée destinée aux industriels de Tipasa venus nombreux s’informer sur le sujet. Dans leurs interventions, les animateurs ont mis l’accent sur la nécessité absolue de la mise en place d’un délégué à l’environnement, de s’acquitter de la taxe écologique « si nous voulons garantir à notre environnement qualité, protection, préservation et prospérité durables ». Le rôle du délégué est primordial et clairement défini par la loi 03/10 de 2003, expliquera Fatima Benalia, car il doit, non seulement, veiller à la santé de l’environnement interne et externe de l’entreprise où il travaille, mais doit également informer ses supérieurs de la situation environnementale y afférente. Pour ce faire, il doit mettre en place un Plan interne d’intervention (PII). En d’autres termes, il doit assurer le volet communicatif entre l’établissement, la collectivité locale, les responsables de l’environnement et le citoyen, notamment en matière d’information et de sensibilisation. Il a été rappelé, au cours de cette journée de formation/sensibilisation, que la réglementation algérienne en vigueur, en matière de protection de l’environnement, fait obligation à toute entreprise industrielle de se doter d’une structure chargée de l’environnement ou d’une personne dénommée « déléguée pour l’environnement » tout en s’acquittant de la taxe écologique qui profite à la collectivité locale qui l’institue dans le cadre du principe du « pollueur/payeur ». Afin d’inciter les industriels à veiller à l’environnement au sein et à l’extérieur de l’entreprise, un centre national des technologies de production plus propres (CNTPPP) a été créé en 2002, dont le rôle essentiel est de promouvoir, sensibiliser et vulgariser le concept des Technologies de production plus propre (TPPP) tout en apportant assistance et soutien aux projets d’investissement dans le domaine, secondé par le CNFE qui assure des formations à la carte. Depuis sa création, des ateliers de formation sont, régulièrement, organisés au profit des délégués pour l’environnement et un manuel leur a été destiné qui aidera les délégués pour l’environnement à répondre aux obligations imposées par la réglementation algérienne et de suivre son évolution tout en informant les industriels sur les nouvelles techniques de production propre adoptée et appliquée à travers le monde. n