Quatre mois se sont ainsi écoulés depuis l’irruption du mouvement populaire pour le changement sans que le moindre signe ou l’ébauche d’une solution ne soit perceptible dans un champ politique pourtant très animé.
Une situation qui ferait croire à un statu quo, alors que tout est en mouvement sur le terrain aussi bien au sein de la société civile qu’au niveau des formations politiques où la quête de solution est toujours de mise.
L’une des marques de cette période qui aura ébranlé tout un ordre établi depuis des décennies était incontestablement la formulation de multiples propositions de sortie de crise de toute part à telle enseigne qu’un instant d’inattention peut générer une confusion entre deux initiatives distinctes.
A l’évidence, si le constat sur les facteurs ayant conduit cette crise politique et constitutionnelle que traverse le pays fait transparaitre facilement des points de convergence, ce n’est pas, hélas, le cas quand il s’agit d’explorer des pistes de solutions en adéquation avec les problèmes posés et les revendications populaires portées sur l’espace public.
A ce niveau, les divergences se font plus que persistantes prolongeant dès lors la durée de la crise, qui, par certaines circonstances, a posé ou reposé des problématiques, qui ne manquent pas d’importance et de vitalité – à l’image de la crédibilité de la justice et de la question identitaire – pour l’avenir du pays, mais dont le contexte ne favoriserait pas le traitement.
Il s’agit en fait, recommandent les voix de sagacité et du sens de la responsabilité, d’œuvrer à réunir les conditions favorables à un dialogue responsable de nature à ouvrir une voie de solution en phase avec les aspirations des Algériens.
Et si les intentions ne manquent pas, à se fier aux déclarations aussi bien du pouvoir que celles des acteurs politiques et associatifs, le dialogue tant espéré peine à prendre forme jusqu’à faire installer dans l’imaginaire des gens l’idée d’une équation insoluble.
Une phase porteuse de risque dans la mesure où elle prépare le terrain à un statu quo aux lourdes conséquences sur l’avenir du pays.