La tenue d’une réunion, hier, au nom du parti a fait réagir l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS) qui condamne l’installation de « structures illégitimes ».
Composée d’Ali Laskri, Mohand Amokrane Cherifi et Brahim Meziani, l’instance présidentielle du FFS réaffirme « qu’aucun changement n’a été opéré dans les instances du parti, représentées par le premier secrétaire national Hakim Belahcel ». Cette mise au point fait suite à une réunion qui a regroupé des cadres, des élus locaux et des parlementaires du parti en désaccord avec la direction et qui a abouti à des nominations dans les «structures du parti ».
« Ce jour, la direction légitime et légale du FFS a été surprise par une attaque de mercenaires au service du système, à leur tête, les parlementaires qui ont refusé de démissionner de l’APN et du Conseil de la nation », écrivent d’emblée les membres de l’Instance présidentielle, élue au congrès du 20 avril 2018, et de laquelle se sont démarqués Sofiane Chioukh et Hayat Tayati.
« Après l’occupation violente et illégale du siège national, une structure illégitime a été annoncée ayant pour but de paralyser le parti, de neutraliser son action politique et de tenter d’opérer un hold-up anti-statutaire», regrette la même instance. Le FFS condamne avec la plus grande fermeté ces « pratiques mafieuses et ne peut tolérer les atteintes contraires aux statuts et à l’éthique politique, ainsi que l’installation de structures illégitimes sous protection policière, qui a empêché les membres de la direction, les membres du conseil national et les militants d’accéder au siège national du parti », ajoute la même source. Le parti de Aït Ahmed dit mettre « en garde les autorités sur d’éventuelles manipulations politico-médiatiques, visant à créer les conditions de la destruction du parti en mettant tous les moyens pour la création d’un FFS bis, à la solde du pouvoir, au moment où le peuple maintient sa mobilisation pacifique et unitaire malgré toutes les tentatives de divisions opérées par le pouvoir ». Pour la même direction, le FFS est l’objet, aujourd’hui, « d’un vaste complot pour tenter d’anéantir une initiative politique commune en vue d’une sortie de crise politique à travers une véritable transition démocratique ». Le FFS « appelle les militants, les sympathisants ainsi que l’opinion publique à rester vigilants pour déjouer toute tentative de déstabilisation du parti et de rester attachés aux structures légitimes des instances légales», conclut l’instance présidentielle son communiqué.