Après avoir présenté leur feuille de route consensuelle, les différentes dynamiques de la société civile prendront part, le 26 juin prochain, à la conférence nationale de dialogue et de concertation initiée par le Front des forces socialistes et qui regroupe de nombreux partis et organisations.

«A l’issue de la conférence nationale de la société civile, nous avons affirmé notre intention d’aller vers les partis politiques. Il est donc tout à fait logique que nous allons participer à la conférence nationale de dialogue et de concertation à laquelle nous avons été conviés. Certes, nous avons notre feuille de route consensuelle, mais nous restons ouverts à toute initiative et réflexion pour sortir de cette crise politique», a indiqué Abdelouahab Fersaoui, représentant du Collectif des dynamiques de la société civile pour une transition pacifique et démocratique.
Ainsi, notre interlocuteur n’a pas écarté l’éventualité de prendre part, également, à la rencontre nationale initiée par les forces du changement prévue le 29 juin. «Comme nous l’avions déjà dit, toute initiative est la bienvenue dans ces circonstances. Nous sommes prêts à dialoguer avec toutes les parties qui veulent apporter une solution, du moment que nous sommes d’accord sur le principe de rupture totale avec le système et l’urgence d’aller vers une période de transition», a-t-il souligné. Pour ce qui est des actions à venir pour les dynamiques de la société, Abdelouahab Fersaoui a indiqué qu’une réunion d’évaluation de la conférence nationale tenue le 15 juin dernier a été organisée jeudi dernier au niveau du collectif qu’il représente.
«Il ne s’agit que d’une réunion interne durant laquelle nous avons débattu des différents aspects de la conférence nationale de la société civile, notamment de l’aspect organisationnel», a-t-il dit, en indiquant que la réunion d’évaluation générale avec les deux autres pôles initiateurs de la conférence, le Forum civil pour le changement et la Confédération des syndicats algériens, se tiendra dans les jours à venir. «Nous avons prévu de nous réunir ces jours-ci notamment pour évaluer ce qui a été fait jusque-là, mais surtout tracer notre agenda pour mettre en marche la feuille de route consensuelle. Nous avons pris rendez-vous avec différentes parties, d’où l’urgence de s’organiser», a affirmé Fersaoui. Par ailleurs, cinq mois après le déclenchement du mouvement populaire, dont la mobilisation demeure intacte, selon Fersaoui, le militant a déploré l’attitude du pouvoir, notamment l’institution militaire, qui «s’obstine à ignorer» les revendications du peuple. «Même si la mobilisation des citoyens n’a pas faibli, le pouvoir continue, de son côté, à vouloir tracer sa propre feuille de route en rejetant l’éventualité d’aller vers une période de transition et en s’accrochant à l’organisation d’une élection présidentielle. Organiser des élections dans les conditions actuelles, c’est perpétuer le système», a-t-il estimé. Il n’a pas manqué par la même occasion de dénoncer «une atteinte à l’unité nationale» dans le dernier discours d’Ahmed Gaïd Salah.n