Par Moumene Belghoul
Aujourd’hui, c’est l’entrée en lice de l’équipe nationale dans cette 32e édition de la CAN. L’importance de la première rencontre n’est plus à démontrer tant de la qualité du début dépend de la suite de l’aventure. L’Egypte n’a pas brillé lors de son match d’ouverture de cette CAN, mais, élément crucial, la victoire a été au bout. Et c’est justement le plus important pour le pays organisateur. L’entame d’un tournois de ce type détient à l’évidence une importance capitale, notamment sur le plan psychologique. Aller le plus loin possible est l’objectif légitime de tous les participants, celui qui en maîtrisera les ressorts atteindra le but escompté. La première rencontre de la phase de groupe est cruciale, contrairement à l’idée selon laquelle un échec n’est pas tellement grave, puisque l’on a encore d’autres chances de se rattraper. Le hasard du calendrier a fait que le Sénégal, l’un des grands favoris au sacre, sera l’adversaire de la seconde manche de la phase de groupe. Ce qui pourrait bien constituer un piège pour l’équipe nationale. Jouer le Sénégal après une victoire serait incontestablement d’un apport considérable pour le mental. Et aussi pour l’appétit, un élément tout aussi important pour arracher des triomphes. Rencontrer les Lions de la Térranga après une contreperformance constituera sans nul doute une mission compliquée qui pourrait avoir ses effets néfastes sur le mental. Il s’agit de fuir la pression comme la peste. Les statistiques sont frappantes : depuis pratiquement 1990 et l’unique victoire en CAN, les Algériens ont à chaque fois raté leur entrée en la matière dans les différentes éditions auxquelles ils ont participé. A l’exception unique, bien unique, de l’édition guinéo-équatorienne de 2015. C’est devenu presque une tradition pour les Algériens, une mauvaise tradition, de rater leur entrée et se compliquer l’existence. Les raisons de ces ratages à l’entame sont très souvent tributaires au mental généralement fragile des joueurs algériens. L’équipe d’Algérie version Djamel Belmadi aura aujourd’hui, à l’occasion de cette CAN égyptienne, le défi de casser cette mauvaise habitude. Celle de l’entrée en lice.