Une demande de remise en liberté provisoire de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, sera déposée aujourd’hui auprès du juge d’instruction du Tribunal militaire de Blida par ses avocats, a-t-on appris hier, de maître Boudjemaâ Ghechir. « Dimanche 23 juin, nous allons remettre au juge d’instruction près le Tribunal militaire de Blida une demande de remise en liberté provisoire de Louisa Hanoune», indique-t-il. Il explique : « C’est une opportunité qu’offre la loi algérienne qu’il faut saisir ».
« Le juge d’instruction a devant lui une semaine pour donner une réponse à notre demande de remise en liberté provisoire de Louisa Hanoune», a-t-il affirmé. Interrogé sur ses attentes sur cette question, il dira que l’optimisme est permis.
« Nous gardons toujours l’espoir. On espère que cette fois-ci notre demande aboutira au relâchement de notre cliente », dit-il. Il ajoute : « Nous souhaitons vivement que Louisa Hanoune retrouve sa liberté ».
Le juge d’instruction en charge du dossier a assez d’éléments d’informations pour trancher notre demande. « Le juge a entendu les quatre personnes concernées par cette affaire, à savoir Louisa Hanoune, Bachir Tartag, Saïd Bouteflika et Mohamed Mediene, dit Toufik. Il a maintenant une idée plus claire sur cette affaire. Du coup, il peut décider de remettre en liberté provisoire Mme Louisa Hanoune », a-t-il noté.
Interrogé sur la séance d’audition de Louisa Hanoune, qui s’est déroulée mercredi dernier, notre interlocuteur s’est contenté de dire que la défense dont il fait partie a accompli son devoir.
« Ce que je peux dire pour le moment, c’est que la défense dont je fais partie à fait son devoir envers Louiza Hanoune», a-t-il répondu sans vouloir dire plus pour des raisons professionnelles.
« Les règles de la profession ne me permettent pas de dire plus », précise-t-il. A noter que plusieurs rassemblements ont été tenus, jeudi, en France, au Brésil, en Suisse et ailleurs, par notamment des militants de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples en solidarité avec la secrétaire générale du Parti des travailleurs.
Pour rappel, le 20 mai dernier, le même juge d’instruction a rejeté la demande de remise en liberté provisoire de Louisa Hanoune, placée le 9 mai dernier en détention provisoire à la prison de Blida. La loi ne permet pas l’introduction d’une nouvelle demande qu’un mois après le premier refus.