A vocation agropastorale par excellence, la commune de Aïn Zitoun, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de wilaya, dont la gestion a toujours été l’apanage de l’ex-parti unique, connaît à chaque fois des soubresauts et conflits internes entre élus. Dans ce sillage, deux élus de l’Assemblée populaire communale et membres de la commission de l’administration et des finances ont adressé une lettre de doléances au chef de l’Exécutif (copie remise à Reporters). Ces derniers font état de dépassements dans le compte administratif remarqués lors de leur convocation pour la séance du 26 mai ayant trait à la préparation du compte administratif 2018. Il s’agit, selon eux, des subventions relatives aux articles de gestion du carburant et hydrocarbures, notamment l’article 603 (vide) et 604 contenant des sommes amplifiées, objet de leur désapprobation. Mettant en exergue la consommation de
2 999 990 DA par la commune, les élus en question la considèrent comme amplifiée parce que les écoles, auparavant chauffées au gasoil, le sont actuellement au gaz de ville. Ce dernier carburant est géré par l’article 634 contenant une somme de 49 6432 DA. S’agissant de l’enveloppe contenue dans l’article 605 estimée à 7 224 639 DA au titre de « nécessaires de l’entretien et la construction », les mêmes élus font part de la présence de matériaux au parc et leur exposition à la dégradation. Mettant en doute les dépenses de gestion des salaires des travailleurs non permanents estimées à 20 974 265,24 DA, les deux élus ont exigé la liste des travailleurs en question. Les élus contestataires déplorent aussi le fait qu’ils ne soient pas convoqués à la séance de délibération du compte administratif tenue le 9 mai 2019 en leur absence. Une situation qui les a contraints à saisir le wali et exiger l’ouverture d’une enquête. D’autre part, l’octroi des marchés par la commune de Aïn Zitoun a fait auparavant l’objet d’une lettre (copie remise à Reporters) de demande d’une commission d’enquête adressée par 5 membres de l’exécutif communal, le 22 mai 2019, au chef de l’exécutif. Non-respect de la réglementation en matière d’octroi de marchés de projets de développement et leur impact négatif sur la réalisation d’autres opérations telles l’étude du plan de partition du lotissement El Hidhab, pour un montant de 290 millions de centimes, et d’autres projets tels les réservoirs de Mechta Sefane et Kerai, forage Ouled Amor (Fdjouj), entretien réseau AEP du chef-lieu, étude de la réhabilitation du réseau d’assainissement de mechta « Lefdjouj », sont autant de préoccupations soulevées aussi dans la lettre de doléances des élus contestataires. n