L’Union européenne s’engage à continuer à apporter sa contribution à tous les efforts qui visent à trouver des solutions durables, adaptées et prêtes à l’emploi pour résorber le chômage en Algérie.

A cet effet, des programmes axés sur les résultats, la production d’informations relatives à la formation et l’emploi, sur le suivi et l’évaluation ont été mis en place. Le programme d’appui à l’«Adéquation Formation-Emploi-Qualification (AFEQ)», un programme de coopération entre l’Union européenne et l’Algérie, entre dans ce cadre.
Il s’agit d’un programme qui a débuté le 15 septembre 2017 et qui s’étale sur une période de trois ans. L’un des éléments de ce programme est l’adaptation des profils des demandeurs d’emploi aux besoins des secteurs économiques dans les wilayas de Sétif et d’Alger. Une opération pilote de collecte des besoins en recrutement et en renforcement des capacités des entreprises a été, à cet effet, réalisée au mois de mai 2019 et a touché plus de 546 entreprises des secteurs pourvoyeurs d’emplois dans les deux wilayas, selon un communiqué rendu public par l’UE. Cette opération a été conduite dans le cadre du programme AFEQ en étroite collaboration avec l’Agence nationale de l’emploi par le biais de ses agences locales. Dans le prolongement de l’exploitation des résultats de ladite opération, deux séminaires de restitution seront organisés prochainement : l’un à l’Hôtel Four Point By Sheraton, à Sétif, demain, l’autre à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale (ESSS), à Alger, le 2 juillet. Les deux séminaires constitueront une belle occasion de présenter le nouveau dispositif d’accompagnement, d’insertion et de formation à l’emploi (Daife) des demandeurs d’emploi (en cours de validation) et de lancer le programme de renforcement des capacités des entreprises, dont le démarrage est prévu ce lundi (24 juin) dans la wilaya de Sétif et le 3 juillet dans la wilaya d’Alger. De même, les deux rencontres permettront de faire un exposé sur les résultats de l’opération de collecte d’informations sur les emplois à pourvoir auprès des entreprises, réalisée en mai 2019, et enfin de présenter les outils modernes en matière de gestion des ressources humaines ainsi que les méthodologies de description des emplois, des référentiels et des profils de compétences. La partie algérienne aura ainsi l’occasion d’avoir des échanges de vues avec des représentants de l’Union européenne autour des thématiques en lien avec l’instrumentation et les outils de gestion des ressources humaines (RH), le management stratégique des RH, le développement des compétences et la maîtrise des processus de formation et de recrutement. De telles thématiques constituent l’essentiel des formations autour des programmes sur l’emploi soutenus par l’UE et qui toucheront plus de 100 cadres d’entreprises par wilaya pilote. Du point de vue de l’Union, l’Algérie a jeté les bases d’une nouvelle approche de l’employabilité, qui consiste à rapprocher les entreprises du système de formation professionnelle, à faire en sorte qu’il y ait une coopération fructueuse entre les structures de formation et celles qui créent de l’emploi. Elle veut contribuer à cela, et apporter sa contribution à des relations constructives avec l’Algérie dans le domaine de la lutte contre le chômage. Il reste cependant encore beaucoup à faire pour renforcer, améliorer les différents mécanismes d’insertion professionnelle, et, partant, réduire le taux de chômage. A titre d’exemple le taux de chômage des jeunes primo-demandeurs d’emploi a atteint, en 2017, 63%. Par ailleurs, les diplômés du supérieur sont proportionnellement deux fois plus nombreux (26%) à subir le chômage que les diplômés issus de la formation professionnelle (13%).<