Le baisser de rideau sur la saison footballistique 2018-2019 ne signifie pas la fin des dossiers et autres litiges entre dirigeants de clubs. Pour preuve, c’est un énième bras de fer qui vient d’être engagé par le président de la JS Kabylie, Cherif Mellal, et la Ligue nationale de football (LNF).

La cause : la sanction que vient d’infliger la commission de discipline de la Ligue de football au président de la JSK et à celui du CS Constantine Arama Tarek.
La commission de discipline a décidé également de défalquer trois points aux deux équipes, sanction qui sera appliquée la saison prochaine. Ces décisions font suite aux déclarations aux médias des présidents du CS Constantine et de la JS Kabylie à l’issue de la dernière journée de la saison.
Outre les trois points défalqués aux deux équipes, la commission de discipline a donné perdu les matches de la 30e journée du championnat saison 2018-2019 pour le CSC et la JSK, sans attribuer les points aux équipes adverses.
Les deux responsables ont, ainsi, écopé de deux ans de suspension fermes de toute fonction officielle ou activités en relation avec le football, avec proposition de radiation à vie de toutes les compétitions et activités sportives.
Si le président Mellal va présenter des recours devant les instances sportives habilitées comme vient de l’indiquer la direction du club kabyle, c’est le mutisme total du côté de la direction du club constantinois et du premier concerné, à savoir Arama.
Du côté kabyle, les supporters de la JSK ne font plus confiance aux responsables algériens dans le traitement de cette affaire qui a enflammé les réseaux sociaux depuis la sentence de la Ligue.
Ils exigent un arbitrage international, considérant que cette lourde sanction est une sorte de « revanche sur le président de la JSK qui a connu beaucoup de conflits avec les responsables du football national ».
« Nous allons saisir la commission fédérale de la Fédération algérienne de football (FAF) ainsi que le tribunal administratif sportif (TAS)», a indiqué Mellal qui dénonce « un acharnement » contre la JSK en prenant à témoin l’opinion publique nationale sur les « innombrables provocations » à l’encontre du club.
« Il y a une volonté de casser, non pas Cherif Mellal, mais la JSK et cela est grave, car la JSK est une ligne rouge » a-t-il ajouté, réaffirmant sa « détermination à se défendre contre la sanction et combattre ce fléau de la corruption qui gangrène le football national ».
Il ne faut surtout pas oublier, au passage, de préciser que les sanctions de deux années contre Cherif Mellal et Tarek Arama risquent d’être revues à la hausse dans les prochains jours. En effet, une radiation à vie de toute activité sportive reste ainsi suspendue au-dessus des têtes des deux responsables après le réexamen de la décision par la FAF.
Cela se passe au moment où certains observateurs considèrent que c’est une sanction très lourde au vu des affaires qui ont été soulevées par de nombreux autres présidents de clubs lors de cette saison. n