Trois importants accords de partenariat algéro-américain dans le secteur de l’agriculture, des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de la pharmacie seront signés avant la fin de l’année en cours.

C’est le président du Conseil d’affaires algéro-américain (USABC), Smaïl Chikhoune, qui l’a annoncé. Ce dernier, qui accompagnait l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, John P. Desrocher, lors d’un point de presse organisé jeudi dernier au pavillon américain de la 52e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA 2019), s’en n’est pas moins réjoui de ces projets de partenariat « car ils concernent l’élevage bovin, la pharmacie et les TIC.
Des domaines où les deux parties sont gagnantes ». Et d’ajouter : « Ces trois prochains accords illustrent tout l’intérêt des hommes d’affaires américains à venir investir en Algérie.»
Auparavant, l’ambassadeur US avait informé l’assistance que plusieurs sociétés de son pays ont déposé des demandes d’adhésion à la Chambre algéro-américaine de commerce pour accéder au marché local. « Ce qui témoigne de l’intérêt grandissant des sociétés américaines pour l’investissement en Algérie », a-t-il indiqué. John P. Desrocher a par ailleurs tenu à rappeler à l’assistance que le montant d’investissement américain en Algérie s’élevait, à fin 2018, à 5,8 milliards de dollars. « Je reste convaincu que le montant va grimper », a-t-il jugé. Interrogé si la crise politique que traverse l’Algérie n’allait pas quelque peu dissuader les investisseurs américains, l’Ambassadeur a répondu tout de go : « Cela ne saurait remettre en cause l’intérêt des sociétés américaines à venir investir en Algérie. » Non sans lâcher : « Je reste optimiste quant à l’avenir des relations commerciales algéro-américaines. De plus, le marché algérien étant un marché prometteur, alors autant venir y investir ». Sur la question de l’évolution des relations commerciales entre l’Algérie et les Etats-Unis, l’ambassadeur a souligné : « Elles sont en développement constant. Preuve en est, les nombreuses réalisations dans plusieurs secteurs d’activités implantées aux quatre coins de l’Algérie. ».

Partenariat pour la production d’équipements de forage pétrolier et gazier
Notons que l’ambassadeur, accompagné de Smaïl Chikhoune, s’est rendu sur le stand de l’entreprise algérienne Tassili SPA pour prendre part à la cérémonie de signature entre le directeur général de Tassili SPA, Ahmed Benmansour, et une responsable de Bear Manufacturing, Emily King, d’un accord portant sur la création d’une usine à Hassi Messaoud (Ourgla) de fabrication d’équipements de forage de puits de pétrole. Selon Benmansour, le taux d’intégration des pièces nécessaires aux plateformes de forages et d’autres activités connexes, produites par la nouvelle usine, fruit d’un partenariat, s’élève à 75 % du fait que la matière première (fer et acier) est local. Ainsi le facteur d’importation de nombreuses pièces qu’utilise la Sonatrach va baisser. Une plus-value fort intéressante pour cette dernière. Benmansour a annoncé enfin que son usine entrera en production en janvier 2020 avec une forte proportion de personnel algérien, dont une partie a bénéficié d’un stage de formation aux USA comme inscrit dans le cadre du contrat passé entre les deux entreprises.
Retenons enfin que Smail Chikhoune n’a pas échappé à la question du cas du grand projet américain d’élevage bovin laitier, dans la région d’El Bayedh, abandonné en cour de route faute de participation financière au projet par l’associé américain. Un arrêt du projet qui, d’ailleurs, a fait couler beaucoup d’encre. M. Chikhoune avouant que c’est un échec. « Cela aurait pu arriver dans d’autres pays. Citant de nombreux exemples. Il ne faut pas faire de cet échec une fin en soi. Nous avons d’ailleurs pris des précautions pour ce qui concerne le projet d’élevage bovin d’El Goléa qui sera piloté par une société américaine, pour qu’il se concrétise ». M. Chikhoune a enfin souhaité, au sujet du cas du projet d’El Bayedh, qu’« il ne doit pas devenir un frein au partenariat algéro-américain dans le domaine de l’élevage bovin laitier, car nous avons besoin de l’expérience américaine dans le domaine. Un impératif si l’on tient compte de notre facture d’importation de poudre de lait des plus inquiétantes ».