Après le géant égyptien, sept fois sacré en Coupe d’Afrique des nations, c’est le Nigéria, triple vainqueur du tournoi et quatre fois vice-champion, qui fait son entrée en lice. Çe sera face au Burundi ce soir (18h00) au stade d’Alexandrie. Ce dernier dispute la messe continentale pour la première fois de son histoire contre 18 pour les Nigérians. Pas la peine de dire qui part favori dans ce duel des plus déséquilibrés.

Après avoir manqué les deux dernières éditions en Guinée équatoriale et au Gabon, les Nigérians retrouvent le devant de la scène africaine. Ils devront, malgré eux, porter le costume de candidat au sacre sachant leurs traditions dans cette épreuve. Après un Mondial raté en Russie avec une élimination dès le premier tour, les «Super Eagles » débarquent en Egypte. Reversés dans une poule «B », composée du Burundi ainsi que la Guinée et le Madagascar, ils semblent être sur du velours pour passer à la phase à élimination directe. Cependant, ce n’est guère l’objectif que le président de la Fédération nigériane de football s’est fixé. En effet, pour Amaju Kinick, « cette équipe a du talent et a reçu le soutien nécessaire». Autrement dit : soulever le trophée est envisageable. Une ambition légitime pour une sélection qui compile 7 finales de la CAN (1980, 1984, 1988, 1990, 1994, 2000 et 2013). Aussi, il faut savoir que son effectif regroupe pas mal de joueurs de talent à l’instar de l’attaquant Odion Ighalo qui avait terminé meilleur buteur des éliminatoires avec 7 réalisations.

Ighalo ne parle pas chinois devant
Ce joueur incarne la résurrection et la force mentale de la bande à Gernot Röhr. Pour rappel, l’ancien fer de lance de Watford FC, qui évolue aujourd’hui en Chine avec le Shanghai Greenland Shenhua FC, avait été menacé de mort après la Coupe du Monde 2018. Une grosse occasion ratée contre l’Argentine lui a valu la colère noire des Nigérians après l’élimination. En tout cas, l’homme aux 26 sélections et 11 buts avec le Nigéria est «puissant, agile dans le jeu aérien en raison de sa taille (1,88 m), adroit devant le but, capable de se servir de son pied gauche, et le tandem qu’il forme avec Ahmed Musa est très efficace. Techniquement, il est assez intéressant aussi », explique le technicien algérien Adel Amrouche qui l’avait affronté quand il a drivé la Libye en qualification. Ce soir, les Burundais, qui découvrent la compétition, pourraient en faire les frais.

Guinée-Madagascar : les Malgaches pour l’histoire
Comme le Burundi, Madagascar disputera ce rendez-vous biennal pour la première fois. Une opposition contre la Guinée, recensée pour la 12e fois parmi les participants, toujours au stade d’Alexandrie qui abrite les matchs de ce groupe. Pas de vedettes véritables parmi les Malgaches mais une connaissance pour les Algériens. Il s’agit d’Ibrahim Amada qui jouait pour le MC Alger jusqu’à la saison écoulée. Aussi, on peut citer Jérémy Morel, sociétaire de l’Olympique Lyonnais (France), qui a décidé de jouer pour les «Baréa » à… 35 ans alors qu’il est né en France. Une petite aventure avant de raccrocher les crampons. Dans le camp d’en face, il y a des joueurs qui ont du ballon à savoir Kevin Constant, Ibrahima Traoré et Naby Kéita qui évolue avec Liverpool, récent détenteur de la Ligue des Champion UEFA et vice-champion d’Angleterre. Le sociétaire des «Reds », qui ne s’est remis que récemment de sa blessure, est optimiste: « le football africain est plein de surprises, vous ne pouvez pas sous-estimer la moindre équipe.
Nous avons trois bonnes équipes avec nous [dans la poule] et devons faire de notre mieux pour nous qualifier. Nous croyons en nos chances et nos qualités pour montrer au monde que nous pouvons aller loin dans cette CAN », a-t-il déclaré. La meilleure performance du «Syli national » reste la finale disputée en 1976. Ça fait 43 ans déjà. Pour faire un bon parcours, il faut bien amorcer la campagne. Tout reste à faire pour les Guinéens.n