La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables a pris le train en marche et a réagi tardivement sur le massacre du mont Chenoua. La seule réaction de cette dernière, à propos du massacre des exploitants des quatre carrières dans le mont Chenoua et des méfaits liés aux émanations d’odeurs nauséabondes du CET de Hamici (daïra de Zéralda), qui a provoqué l’ire des citoyens de Fouka et Douaouda, qui ont organisé plusieurs manifestations de rue, a eu lieu, la semaine dernière à Alger en marge des travaux d’une journée d’évaluation de la lutte contre la pollution, organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. A cette occasion, la ministre se félicitait de la fermeture de plusieurs carrières dans la région de Chenoua «en raison des dangers qu’elles représentent sur l’environnement et les agglomérations avoisinantes». Selon ses propos, «cette décision de fermeture a été prise suite aux rapports des inspecteurs et compte tenu des réclamations des citoyens». Concernant les réclamations des citoyens relatives aux mauvaises odeurs dégagées par le Centre d’enfouissement technique (CET) de Hamici à Alger, la ministre a annoncé qu’un audit sera lancé cette semaine pour faire le point sur les défaillances à l’origine de ces odeurs et, également, lancer une opération de recyclage de déchets dans ce centre. S. Dj