Alors que les vacanciers commencent à arriver en masse, que la consommation augmente avec son corolaire de déchets ménagers, voilà que les moustiques y trouvent tous les ingrédients pour proliférer et rendre la vie dure à tout le monde. Gare au moustique tigre, car les risques de le voir arriver n’est pas à écarter puisqu’il a été débusqué à Alger au niveau de la forêt récréative de Beaulieu (El Harrach). « Le jour où un wali ou un élu local arrivera à mettre fin à ce fléau, il faudra le décorer de la médaille de mérite », nous susurrera, non sans humour et rage en même temps, une amie avec laquelle nous devisions sur la mal-vie induite par ces petits riens, qui nous pourrissent le quotidien. Il est devenu, de plus en plus, difficile d’avoir une nuit de sommeil réparatrice sans passer par l’usage de tous les poisons chimiques pour mettre fin aux nuisances des moustiques, de profiter de sa terrasse pour y manger en admirant le ciel sans se faire dévorer par ces voraces, qui ont colonisé notre espace, alors que 60% des espèces d’insectes ont disparu selon les alertes des experts de la biodiversité. Mais, pourquoi diable, personne n’arrive à prendre en charge ce problème car ce ne sont pas les écrits, pour dénoncer ce problème qui manquent, et encore moins nos démarches auprès des responsables locaux en particulier ceux chargés des bureaux de daïra (BDR) et communaux d’hygiène (BCH), dont c’est la mission principale. L’été sera, encore une fois, une catastrophe pour des milliers d’estivants à cause de l’insouciance et du laisser-aller des responsables de la santé, des BDR et BCH. Car c’est une véritable galère que vivent les citoyens qui doivent redoubler d‘ingéniosité pour faire face aux moustiques en prenant des risques sanitaires surtout pour les bébés en usant de méthodes dangereuses, aussi bien, pour la santé que pour l’environnement et l’économie familiale en recourant aux produits chimiques divers pour se protéger des morsures des moustiques. Pourtant, ce ne sont pas les instructions qui manquent des responsables qui seraient bien avisés de faire le suivi de celles-ci et de leur concrétisation sur le terrain. Chaque année, l’une des premières instructions du chef de l’Exécutif, avant d’entamer la lecture du rapport sur le tourisme et la saison estivale, est de rappeler aux P/APC qu’il est temps d’engager les opérations de la lutte anti larvaire, de traitement des points d’eau afin d’empêcher le développement des moustiques, devenu un véritable fléau pour les habitants, qui en souffrent toute l’année, pas seulement en été. Les élus sont sommés de prendre au sérieux cette opération ,qui doit débuter en mars en traitant les points d’eaux usées, les oueds et autres lieux de prolifération des moustiques, au lieu de dépenser de l’argent inutilement, une fois les foyers d’infestation installés, et d’empoisonner la vie des habitants en procédant à des épandages de produits chimiques toxiques et qui coûtent cher à la collectivité. Les élus sont, même, invités à faire part de leurs doléances et de leurs besoins avant le lancement de la saison estivale afin de bénéficier d’un soutien pour les communes démunies à travers une subvention des pouvoirs publics et aux responsables de rappeler que toutes les 28 communes sont concernées par la question de l’hygiène, pas seulement celles des zones côtières. Ces derniers jours, le wali de Tipasa n’a cessé d’organiser des réunions de préparation de la saison estivale, selon la page face book officielle, mais le résultat n’est pas encore visible, rien de changé sur le terrain. Les moustiques prolifèrent, les déchets ménagers sont présents dans chaque coin de rue, les mauvaises herbes prolifèrent partout, la matérialisation des routes reste à faire pour faciliter le trafic intra et extra muros etc… On apprend même, de la bouche du directeur des travaux publics, que les accès aux plages ne sont pas tous réalisés, alors que celles-ci sont déjà squattées par des indus plagistes qui ont planté leurs tentes qu’ils proposent en contrepartie d’une somme exorbitante pour les petites bourses, privant la collectivité locale d’une ressource financière. Autrement dit, la vie au niveau local continue son petit bonhomme de chemin sinueux et mériterait un bon Hirak pour nous redonner goût à la vie, sentir la différence et nous rappeler que les vacances sont synonymes de plaisir et de détente.n