Le 13e congrès de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), prévu demain vendredi, est accompagné d’interrogations et de zones d’ombre aussi bien pour sa tenue que pour le lieu de son déroulement et son ordre du jour. Cette situation est la conséquence directe de l’enjeu de ce rendez-vous organique, où les partisans de Sidi Saïd tiennent à valider leur plan et élire une nouvelle direction à leur convenance, alors que les contestataires veulent provoquer le changement tant réclamé. Le rendez-vous est loin d’être une simple formalité organique. L’enjeu semble être énorme pour la centrale syndicale. Le secrétaire national chargé des relations publiques au niveau de cette organisation syndicale, Ahmed Guettiche, n’a pas de doute quant à la tenue du congrès. « Le congrès se tiendra à la date prévue et il abordera des questions liées à l’amendement de certains articles des statuts particuliers», a-t-il déclaré à Reporters, relevant que l’endroit de la tenue de ce congrès n’avait pas été encore fixé. « Pour le moment, on a trois éventualités, le Centre international des conférences (CIC), la mutualité des travailleurs des matériaux de construction à Zéralda ou l’un des hôtels de la capitale », indique Ahmed Guettiche.
Cette situation n’en renforce pas moins les interrogations sur les assises de l’UGTA qui ont fait couler beaucoup d’encre, notamment avec la succession des démonstrations de rue des syndicalistes réclamant le départ de Sidi Saïd et l’annonce par ce dernier qu’il « ne briguerait pas un autre mandat».
En dépit des membres de la commission exécutive nationale, l’instance la plus haute entre deux congrès, cet évènement connaîtra la participation d’environ 800 congressistes. La commission en question présentera aussi un rapport sur son activité durant les cinq dernières années de son mandat, selon M. Guettiche, qui ajoutera également que
« les questions liées au règlement intérieur ainsi que l’ordre du jour sont toujours en préparation ». A la question de savoir si Sidi Saïd ferait volte-face en se portant candidat à sa propre succession, Guettiche s’est contenté de dire que « ce congrès sera tenu pour l’élection d’une nouvelle direction, c’est-à-dire une nouvelle commission exécutive nationale qui, elle, désignera le staff exécutif, c’est-à-dire le secrétariat et le secrétaire national, sauf cas émanant du congrès lui-même ».
Pendant ce temps, les opposants à Sidi Saïd et son équipe ne veulent pas d’un
« congrès sur mesure » et qui reconduirait ceux qui sont déjà en poste. D’où vraisemblablement le flou qui entoure encore le lieu et l’ordre du jour du congrès.