A 62 ans, elle est toujours aussi resplendissante. La reine africaine revient dans sa 32e séquence. Eloquente et rayonnante. Elle fait déchaîner les passions. Offre les émotions et les frissons à foison. Pour cette année, elle a subi un lifting en passant de 16 à 24 sélections. Plus de prétendants c’est plus de matchs. Ce qui augmente considérablement la probabilité de voir certains créer la sensation.
L’Egypte sera la terre du football continental un mois (21 juin – 19 juillet) durant. Elle réunira les stars et les férus de la balle ronde. L’Egypte, avec ses merveilles, sera la terre d’accueil. Le livre de la jungle, des dribbles fous, des facéties, du «Joga Bonito» et son recueil. Pour atteindre la finale et soulever le trophée il faudra braver les conditions atypiques et passer les écueils. Au pays du Nil, du phare d’Alexandrie et les pyramides, le sport roi cherche son nouveau Pharaon. Celui qui succèdera, dans le palmarès, au Cameroun et les «Indomptables Lions».
Au total, le tournoi offre 52 rencontres pour dégager celui qui étreindra Dame Coupe. Parmi les postulants, il y aura Djamel Belmadi, sélectionneur des Fennecs, et sa troupe. Les Egyptiens sont face à un défi aussi énorme que la pyramide de Khéops : organiser le plus grand rendez-vous africain après un scénario d’attribution -pour le moins- kafkaïen. Le rappel s’impose, c’est le Cameroun qui était initialement pays organisateur. C’était avant que la Confédération africaine de football (CAF) ne lui retire ce statut et que les Egyptiens ne se proposent en sauveurs.
Depuis le 8 janvier dernier, date de réattribution, c’est la course contre la montre pour être prêt. Dans un premier temps, l’épreuve a été décalée. Un réajustement estimé à une semaine avec, comme justification, le mois de Ramadhan et le carême. Aussi, la messe de la CAF se jouera, pour la première fois, en été. Avec la chaleur et l’emplacement géographique de la nation receveuse, le spectacle risque d’être «étouffé». Et même si l’on joue le soir, il y a ce fort taux d’humidité. Néanmoins, le temps est à la fête. Elle aura lieu. Elle devrait être grandiose comme ce Continent qu’est l’Afrique. Et il ne sert à rien de se plaindre ou se lamenter.