Ses avocats présenteront dimanche unae nouvelle demande de mise en liberté.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune a été maintenue hier en détention provisoire par le juge d’instruction auprès du Tribunal militaire de Blida. La décision a été prise après l’audition de cette dernière pendant plusieurs heures durant la journée d’hier.
« L’audition de la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune par le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida, en présence de son collectif d’avocats vient de prendre fin. Elle n’a pas été relâchée et ses avocats déposeront une nouvelle demande de sa libération le dimanche 23 juin », indique un communiqué du PT. Il ajoute : « La mobilisation pour la libération de la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune se poursuit. »
Selon Ramdhan Youcef Taâzibt, membre de la direction nationale du PT,
5 avocats de Mme Hanoune ont participé à l’audition qui s’est déroulée en deux parties. «Les avocats s’attendaient à la remise en liberté provisoire de Mme Louisa Hanoune, mais le juge d’instruction en a décidé autrement. » Suite à ce refus, Taâzibt annonce le maintien du rassemblement de solidarité avec le secrétaire générale du Parti des travailleurs, prévu aujourd’hui 20 juin à 10h30 au siège national du parti à El Harrach (quartier Belfort). Plusieurs personnalités nationales et responsables politiques prendront part à cette action de solidarité, annonce le PT sur sa page facebook. Toujours pour la journée d’aujourd’hui, plusieurs rassemblements de solidarité et de soutien à Louisa Hanoune sont prévus devant les consulats et les ambassades d’Algérie en France, en Allemagne, en Espagne, au Venezuela, en Suisse, en Belgique, au Royaume Uni, au Mexique, au Portugal, au Niger et en Suède. Ces actions sont programmées entre autres par l’Entente internationale pour les travailleurs et les peuples. Six partis politiques en plus du PT ont appelé, mardi, à la libération de Hanoune. Il s’agit du RCD, du FFS, le PST, du MDS, UPS et le PLD. Plusieurs pétitions ont été lancées en ligne par des militants politiques en France et dans le reste du monde pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de la secrétaire générale du Parti des travailleurs poursuivie par le Tribunal militaire de Blida dans le cadre de l’enquête qui concerne deux ex-directeurs de DRS et Saïd Bouteflika, le frère de l’ex-président de la République. Ils sont accusés de complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandant d’une formation militaire et complot pour changer le régime. Des accusations que la défense rejette dans le fond et dans la forme. Pour rappel, la première demande de remise en liberté provisoire de la secrétaire générale du PT a été rejetée le 20 mai dernier par le Tribunal militaire de Blida. La défense ne peut formuler une nouvelle demande qu’après un délai d’un mois du premier refus, soit dimanche 23 juin.