Le groupe Média Temps Nouveau tire la sonnette d’alarme sur la situation de crise dans laquelle il s’est trouvé précipité depuis l’incarcération de son propriétaire Ali Haddad. A cet effet, les travailleurs de l’entreprise ont décidé de prendre à témoin l’opinion publique nationale à laquelle ils adressent une lettre pour demander « le départ des gestionnaires » du groupe qui, accusent-ils «ont nui» à leurs revendications professionnelles. « Nous demandons de ce fait de constituer un comité de gestion du Groupe composé de ses travailleurs pour gérer la situation actuelle jusqu’à ce qu’il y ait des solutions concrètes, sous l’égide de l’Etat ou par l’ouverture des portes au profit des investisseurs pour reprendre le groupe », précisent les employés du groupe MTN qui compte en son sein les deux chaines de télévision Dzaïr News et Dzair TV ainsi que les deux quotidiens Le Temps d’Algérie et Wakt El Djazaïr.
Cette lettre a été rédigée alors que les travailleurs du groupe ont été « privés de leur salaire pendant près de trois mois, outre l’application de résiliations arbitraires des contrats de travail d’un nombre important de nos collègues », poursuivent ces derniers pour mettre au courant de la situation précaire dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui eux et leurs familles.
C’est pourquoi ils souhaitent que le départ des gestionnaires en place se fasse « dans l’immédiat », d’autant que, justifient-ils « il y a des manœuvres à l’intérieur du Groupe pour pousser les travailleurs à démissionner par des pressions financières et/ou provocations administratives, voire même des harcèlements non déclarés ». Les employés du groupe appartenant à Ali Haddad disent avoir recouru à cette démarche « après que toutes les portes du dialogue ont été fermées, et ce pour sauver 400 emplois (400 familles algériennes), menacés de disparition dans quelques semaines ».<