Le général à la retraite Hocine Benhadid, risque à tout moment de décéder en prison. C’est ce dont a averti, hier, Me Bachir Mechri, son avocat, dans un communiqué rendu public : «Le général à la retraite est au plus mal. Il a perdu l’autonomie de ses mouvements, il a besoin d’une tierce personne pour se mettre debout», a expliqué Me Mechri, regrettant le maintien de son client en détention provisoire à la prison d’El Harrach en dépit de la détérioration de son état de santé. Il ne manque pas de préciser que Benhadid «ne parle plus, ne peut se lever ni s’assoir sans aide, même allongé il souffre. Après sa chute dans les douches de la prison, il a eu une fracture du bassin. La première opération n’a rien donné, il a eu une hémorragie, il sera à nouveau opéré aujourd’hui». «Benhadid se trouve à l’hôpital Mustapha. A chaque fois que je vais le voir, je crains d’apprendre une mauvaise nouvelle», a-t-il ajouté. «Je crains que le général Benhadid ne soit bientôt le troisième détenu d’opinion à perdre la vie en prison», avertit son avocat, tout en interpellant «les responsables derrière son incarcération à le remettre en liberté dans les plus brefs délais car le pire se profile à l’horizon». «Il sera mieux pris en charge par ses proches et notamment par son épouse», recommande-t-il. Me Mechri est revenu sur l’origine de l’incarcération de son client. «Il a été condamné par un procureur et un magistrat tout récemment destitués qui savaient que mon client ne disposait pas des trois quarts de ses forces physiques et que les chefs d’inculpation pour lesquels il était poursuivi sont contraires à la vérité», a écrit Me Mecheri.
A ce propos, il soutient que «le seul tort qui a conduit à l’arrestation du général Benhadid, est d’avoir adressé une lettre livrant son opinion sur la crise actuelle, mais mal interprétée par une îssaba qui s’acharne contre mon client car ce dernier avait, au contraire, soutenu la démarche du chef d’état-major, et c’est peut-être ce qu’on ne lui a pas pardonné ». Me Mechri, qui n’a pas manqué de faire référence à l’âge avancé de son client, qui dépasse les 75 ans, rappelle que «le 30 mai dernier, le général à la retraite a été transféré à l’hôpital Mustapha-Bacha à Alger, après s’être fracturé le bassin à la suite d’une chute à la prison d’El Harrach où il est incarcéré», et que «l’état de Benhadid, qui souffre de plusieurs pathologies, exige une véritable prise en charge. Laquelle ne peut se faire de manière efficiente que par sa famille». De l’avis de Me Mechri «Benhadid est exposé aux fractures, car il souffre, notamment, d’une fragilité osseuse compte tenu de son âge». Me Mechri estime qu’«il faut ordonner immédiatement la liberté provisoire d’office à Benhadid, sinon il est exposé à un homicide programmé». «Cette situation engage la responsabilité première et directe des magistrats en charge de l’affaire» a-t-il lancé.<