Dans le cadre de la protection de la santé publique durant la saison estivale, à cause de la propagation des épidémies notamment celles relatives aux MTH, le Conseil de wilaya a organisé une réunion consacrée à cet important volet. Un état critique de la situation a été relevé et des actions susceptibles d’endiguer les menaces qui pèsent sur la santé publique durant cette saison ont été proposées. L’état de l’environnement est aléatoire et ne cesse de se dégrader dans de nombreuses localités de la wilaya, a-t-on constaté. Le déversement des eaux usées en plein air, la propagation des décharges sauvages, les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent, les déchets industriels et les liquides toxiques versés anarchiquement dans les oueds, l’irrigation des champs d’agriculture avec des eaux usées, la prolifération des déchets ménagers sont autant de facteurs qui menacent la santé. En dépit de certains efforts fournis pour y remédier comme le ramassage des ordures ménagères et la sensibilisation restent loin d’atteindre l’objectif escompté en matière de protection de l’environnement. Condition essentielle pour protéger la santé publique qui est exposée à tous les dangers durant cette période estivale, durant laquelle vient se greffer la récurrente pénurie d’eau potable qui frappe une grande majorité des localités. En plus de ces causes nuisibles, s’ajoutent les dangers provenant des animaux notamment des chiens errants, des moustiques et autres. Plus de 5 00 morsures provenant de divers animaux, en particuliers des chiens, et d’insectes sont enregistrés annuellement à travers plusieurs communes de la wilaya. Les dernières attaques du singe Magot enregistrées à Zemmouri, les opérations de dératisation et de la démoustication ont été également évoquées dans la réunion, a-t-on indiqué et cela dans l’objectif de les rendre plus efficaces. La mise en place d’une véritable stratégie en matière de protection de l’environnement, l’implication réelle des bureaux d’hygiène en les dotant des prérogatives et de moyens adéquats, la prévention sanitaire, la disponibilité des moyens humains et financiers, sont des préalables susceptibles de préserver la santé publique des risques des maladies à transmission hydrique et autres dangers. La nécessité de passer à l’action pour la préservation de l’environnement immédiat en menant des opérations de lutte sur le terrain est plus qu’urgente pour protéger la santé publique qui reste exposée à tous les risques. n