Le Front des forces socialistes (FFS) mise sur la tenue de la conférence nationale de concertation et de dialogue avant le 4 juillet prochain, selon un membre de la direction du parti. Le parti prévoit cependant une «rencontre préliminaire» qui aura lieu cette semaine.

Pour le parti, la date définitive de la conférence nationale de dialogue et de concertation ne sera arrêtée qu’en fonction des choix et de l’agenda des partenaires du vieux parti de l’opposition dans cette initiative visant une solution de sortie à la crise politique et institutionnelle que traverse le pays.
«C’est à nos partenaires dans la démarche de s’entendre sur la date de la tenue de ce rendez-vous bien que nous, au sein du FFS, nous espérons pouvoir tenir cette réunion avant le 4 juillet», explique-t-on de même source.
«Nous ne voulons pas imposer à nos partenaires un quelconque agenda et nous attendons qu’ils s’impliquent dans cette initiative dont les objectifs ne sont pas ceux du FFS, mais plutôt ceux de l’Algérie», explique encore notre source. Sur l’écho qu’a eu l’initiative du parti du défunt Aït Ahmed auprès des formations politiques, personnalités nationales et autres organisations syndicales rencontrées par la direction, le responsable parle d’une « forte adhésion à la démarche en attendant de concrétiser les objectifs » que s’est assigné le FFS à travers son offre politique.
Le 20 mai dernier, le FFS a lancé, pour rappel, un appel aux forces vives de l’alternative démocratique pour une rencontre qui «servira d’assise et de rampe de lancement à un vrai pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans le pays».
Le parti avait souligné que «la multiplication des initiatives politiques de sortie de crise traduit parfaitement la volonté de ces acteurs politiques et sociaux à contribuer efficacement et sincèrement à l’édification d’une nouvelle République qui prendra en charge les attentes et les aspirations légitimes du peuple algérien».
Relevant la nécessité d’amorcer cette étape de transition démocratique en restant en phase avec les revendications légitimes exprimées par les millions d’Algériens, le FFS propose que cette première rencontre à laquelle il œuvre puisse se tenir sans préalables et sans conditions.
Il a invité, dans ce sens, le personnel politique à travailler ensemble «sans préjugés et sans calculs afin de faire triompher cette formidable révolution populaire et la délivrer de la persécution du pouvoir despotique».
Le parti a entamé dès lors une série de rencontres avec différentes représentations politiques et syndicales, dont les partis RCD, PT, Jil Jadid, UCP, et les personnalités comme Ahmed Taleb Ibrahimi, Ali-Yahia Abdenour…
D’autres consultations ont eu lieu dimanche avec, respectivement, la direction du Mouvement démocratique et social (MDS) et le commandant de la wilaya IV historique, Lakhdar Bouregaâ, par ailleurs un des fondateurs du FFS en 1963.<